Diario de dentistas
Les tribulations péruviennes d'Ag et So en quête d'un poncho (et d'un verre de Pisco!)...

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El viaje de nuestra vida

Vendredi 1er Août 2008 :



 

Après notre séjour dans la ville grise, Lima, nous voilà de retour chez nous, dans la ville rose. Difficile de reprendre ses marques, de retrouver ses repères, et c'est là où le fait d'être parties à deux est encore un avantage : au moins nous deux on se comprend. Mais il faut reprendre sa vie en mains et se trouver de nouveaux projets : ce qui nous fait vibrer depuis 6 mois est maintenant terminé.

 

 

Heureusement on reprend le boulot lundi pour 1 mois (soit 6 jours après notre retour), ce sera sûrement ce qui va nous aider à "réenclencher la machine". Chacune de nous a retrouvé son appart et son "novio", reste plus qu'à trouver un boulot à la rentrée et tout sera théoriquement "pour le mieux". Théoriquement parce que là tout de suite pour le moment, c'est une projection qui nous parait un peu trop calme : ça manque de couleurs, d'épices, d'"aventuras, de mamitas, de moté, de pisco et de rocoto surtout...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour cloturer ce blog donc, quelques rubriques :

 

 

 

NOTRE VOYAGE EN QUELQUES CHIFFRES :

 

 

- de Lima à Lima, nous avons parcouru plus de 5000 kms, soit une 100 aine d'heures de bus et de nombreux déplacements en combis, collectivos...;

 

- pendant 2 mois, nous avons emprunté plus de 150 fois la route San Jeronimo - Andahuaylas ;

 

- nous avons redonné le sourire à 66 patients, principalement des mamitas, bien sûr ; rencontré plus de 20 communautés de 20 à 30 femmes

 

- nous avons dépensé environ 1200 à 1600 soles par mois pendant notre séjour à Andahuaylas (soit 300 à 400 euros), et environ 1000 à 1200 soles par semaine de tourisme (250 à 300 euros) ;

 

- nous avons bu environ une 50 aine de pisco sour à nous deux ;

 

- nous avons eu 0 dispute ;

 

- à deux, nous avons ramené plus de 30 paires de boucles d'oreilles (mais à 50 centimes d'euro la paire, comment ne pas craquer?)...

 

 

 

 

 

 

 

NOS CONSEILS : à ceux qui suivront nos traces, avec Semillas de Munay ou en touristes,

 

 

- Nous avions pris chacune une lampe frontale et une bouillotte et à la casa surtout, c'était bien utile ;

 

- nous n'avions ni thermomètre, ni altimètre, ni couteau suisse et par moments ça nous a manqué ;

 

- le guide du routard et le lonely planet se complètent bien, le premier est parfois moins complet puisque qu'il contient aussi la Bolivie mais le deuxième présente les prix en dollars et pas en soles ;

 

- n'hésitez pas pour vous déplacer dans le pays à prendre les compagnies de bus bien locales plutôt que celles recommandées dans les guides : vous voyagerez pour moins cher et au milieu des péruviens. La plupart du temps il faut se lever très tôt pour attraper un bus... demandez toujours la veille au soir à quelle heure passe le bus local sous peine de le louper!!

 

- pour ceux qui, comme nous, suivront la voie ferrée pour rejoindre le Macchu Picchu (en pleine jungle), portez des vêtements couvrants et pensez à prendre de l'anti-moustique : 3 semaines après nous avions encore les cicatrices des boutons. A Ollantay, le bus direction Quillabamba ne passe qu'à 10h du matin voire 11h... vous pouvez essayer de monter dans un bus pour touristes allant récupérer des gens à Santa Teresa, vers 7h ou 8h, pour gagner un peu de temps...

 

- surtout n'oubliez pas de goûter aux "papas rellenas" et à la "causa", mais ne vous approchez pas des rocotos (piments), vous le regretteriez ; ne passez pas non plus à côté du cuy... ça fait des souvenirs!

 

- nous ne nous sommes jamais senties en danger ou en insécurité mais nous avons évité de voyager de nuit, apparemment sur certaines routes c'est pas conseillé et puis les paysages valent toujours le coup ;

 

- n'hésitez pas à prendre les bus pour vous déplacer dans Lima, c'est un bon moyen d'approcher la ville "de l'intérieur" et contrairement à ce que disent certains guides (ou certains chauffeurs de taxi), ce n'est pas si compliqué ; les péruviens, même à Lima, nous ont toujours aidé à trouver le bon bus. Prenez toujours des points de repères au niveau des bâtiments quand vous monter ou quand vous descendez, histoire de savoir où revenir prendre le bus retour!!

Nous on a bien aimé prendre les transports en commun à Lima... ça nous a semblé plus sûr qu'un taxi qui peut nous emmener où il veut comme on ne connait pas! Le bus lui suit un trajet pré-défini... aucun risque.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Nous conseillons à tout le monde d'aller découvrir le Pérou. C'est un pays magnifique qui réserve bien des surprises. Il est possible d'y voyager de bien des façons, nous avons essayé de nous insinuer au mieux possible dans ses entrailles, de le comprendre, de rencontrer ses habitants et grâce à notre séjour à Andahuaylas surtout nous avons réussi.

Il ne nous reste aujourd'hui plus qu'à espérer y retourner un jour ( "OJALA" ) et que malgré le tourisme parfois insensible et irrespectueux que l'on a pu y voir, le Pérou gardera son âme pure...


La cicatrice du départ est aujourd'hui encore douloureuse et ouverte mais nous sommes bien certaines que lorsqu'elle se transformera en simple souvenir, ce sera toujours avec un petit pincement au coeur que nous repenserons à ce voyage.


Le Pérou a changé des choses en nous, l'avenir nous dira quoi...

 

 

PERU NOS VEMOS !

Ponchos et pisco : objectif atteint!

 

 

POUR PLUS D'INFOS SUR L'ASSO MUNAY PERU:  www.munay.eu/





 


 



Publié à 09:08, le 1/08/2008 dans El viaje de nuestra vida, Toulouse
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La vuelta hasta Lima

Lundi 28 Juillet 2008


 

Una ultima vez "Hola" desde Perù...

 

 

C'est le coeur gros aujourd'hui que nous allons vous raconter nos quatre derniers jours... en effet dans quelques heures, 7 exactement, nous serons dans l'avion direction Amsterdam.

 

Nous avons donc quitté la ville blanche vendredi dernier après avoir passé une très bonne soirée au restaurant Le Zig Zag. Nous avons pu goûter à l'autruche péruvienne sur un bon vin argentin... au retour faire les sacs pour le lendemain a été un peu dur mais bon... nous savions qu'à partir de ce moment là "la vuelta" commencait!

 

Le bus pour aller à Nasca nous a permis de traverser des paysages une fois de plus superbes.... désert, dunes et enfin derrière un virage nous retrouvions l'océan pacifique que nous avions quitté au début du mois de mai dernier... nous avons donc suivi le pacifique via la panaméricaine jusqu'à la petite ville de Nasca célèbre pour les lignes du même nom.

 

 

 

           

 

 

 

   

 

 

 

  

 

                              Panaméricaine nous voilà!!

 

 

 

 

 

 

          Nous avons été assez surprises de trouver une ville assez épargnée par le tourisme, pas trop de gringos dans les rues. Apparement les gens s'arrêtent pour survoler les lignes et repartent, la plupart n'y dorment pas!

 

 

 

     

 

 

 

       Nous avons pris la décision d'aller visiter le musée archéologique de la ville, histoire de se renseigner un peu sur ce qui reste un des grands mystères archéologiques aujourd'hui: les lignes de Nasca.

 

        Le musée est un peu difficile d'accès pour des novices en archéologie comme nous. Du coup on a décidé d'aller rencontrer Veronika, ancienne collaboratrice de Maria Reiche, qui fait des lectures des lignes.

 

          MARIA REICHE, mathématicienne allemande, est la personne qui a passé le plus de temps au monde à avoir étudié les lignes. Elle leur a dédié sa vie : 47 ans de travail intensif, dans des conditions très difficiles, en plein désert et en plein soleil. Cette femme est morte en 1995, à 95 ans. Cela faisait 2 ans qu'elle ne pouvait plus aller sur le site des lignes car elle était devenue aveugle et avait la maladie de parkinson, mais sinon jusqu'à 93 ans donc elle parcourait encore la Pampa colorada accompagnée de son fidèle escabeau!

 

 

Maquette des lignes de Nasca au Maria Reiche Centre

 

 

    Nous avons donc assisté à une lecture des lignes par une personne assez atypique, ça c'est sûr, puisque Veronika vient du cosmos et a plus de 3000 ans selon ses dires!!

 

 

 

Les lignes de Nasca sont tracées dans une plaine rouge aride jonchée de pierre de 500km2, elles restent l'un des plus grands mystères archéologiques du monde.

Constituées de plus de 800 lignes et 300 figures géométriques dits géoglyphes, ces quelques 70 dessins spectaculaires représentent des plantes et des animaux biomorphes.

Ce n'est qu'en survolant le site que l'on découvre le surprenant réseau de gigantesques figures stylisées ( nous on a rien survolé du tout car récemment pas mal d'accidents d'avion ont eu lieu sur le site, on a préféré rester les deux pieds bien ancrés dans la pampa!)

On peut observer un lézard de 180m de long, un singe à la queue en spirale, une araignée....

La question demeure cependant : qui a tracé ces lignes et pourquoi?

Selon Maria Reiche c'est le peuple Nasca qui a tracé ces dessins au sol il y a plus de 3000 ans. il s'agit pour elle du plus grand calendrier astronomique du monde... un vrai livre ouvert. Ce calendrier serait couplé à un relevé des eaux souterraines.

Beaucoup de théories ont été évoquées (pistes d'attérissage pour extra terrestres, sentiers cérémoniaux...), la théorie de Maria reste l'une des plus abouties.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          Le lendemain matin, samedi donc, fortes de tout ce que nous savions, nous avons repris la panam pour aller observer de près, du haut d'un mirador quelques une des lignes: le lézard, la grenouille et l'arbre. Très impressionnant de les voir et de se dire qu'elles sont là depuis 3000 ans, qu'elles ne se sont pas effacées alors qu'il nous a semblé à nous qu'un simple coup de vent pourrait faire disparaitre un des plus grands cadeaux des anciens!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                    

 

 

 

 

 

 

       Selon Veronika un des principaux problèmes liés aux lignes est le manque de prise de conscience de la part des autorités péruviennes et qu'aucune mesure n'est prise pour prévenir leur effacement irréversible. Effacement qui s'est accentué dans les dernières années dû à la déforestation intensive de la zone et aux changements climatiques...

Un conseil, si vous voulez voir les LIGNES DE NASCA: DEPECHEZ-VOUS!!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       Puis nous avons refait 2h de bus pour rejoindre Ica qui nous est apparue de suite comme une ville assez sale et pleine de bruit... On a filé dans une cave productrice de PISCO : la bodega El Catador. Après une visite et des explications sur le mode de fabrication de la boisson la plus bue du Pérou (un genre d'eau de vie de raisin), nous avons eu droit à une dégustation!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

                                                                                                       Vignes
 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

 

 

 

 

 

 

 

 

   
 

 

                                                                        Pour la distillation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et forcément qui dit dégustation dit..... achat!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       N'ayant pas accroché avec Ica, nous avons décidé d'aller passer la nuit à Huacachina, une oasis dans le désert avec les dunes de sables et tout le tralala.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'espace d'une nuit donc nous nous sommes retrouvées au "Cancun du pérou"....

 

 

 

 

 

 

                                    

 

 

 

 

 

 

 

.... au milieu des américains et des anglais et de toutes les nationalités d'ailleurs (sauf péruvienne!). Au début un peu rétiscentes à ce genre de lieu et d'ambiance (le bar au bord de la piscine et compagnie!), nous avons finalement passé une très bonne soirée et pratiqué notre anglais!!

 

 

 

 

 

        Le réveil du lendemain matin a été assez rude....puisqu'il n'a pas sonné et qu'on s'est réveillé en catastrophe pour prendre le bus direction Lima.

 

 

 

 

 

 

 

       Ah! LIMA tu nous avais fait bien mauvaise impression au début du voyage, mais nous ne venions pas te voir toi, nous venions chercher autre chose dans ce beau pays et à présent nous te retrouvons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 


 

 

       Lima ou la ville grise car il n'y fait pas un temps super sympa de juin à décembre... à présent nous sommes à même d'apprécier une capitale sud-américaine, tout y est démesuré, tout bouge, tout fourmille, c'est tellement plein de vie! En arrivant chez Antonio, on a pu voir qu'un groupe de français assez nombreux était arrivé. On a posé nos sacs et pris les bus locaux pour rejoindre le centre ville et le quartier Miraflores qu'on n'avait pas eu le temps de voir en Mai. Dernier tour dans les boutiques avant d'aller manger Plaza de Armas alors que la fête nationale battait son plein. Le 28 juillet au Pérou on fête l'indépendance du pays.

 

 

 

 

 

 

 

      Aujourd'hui, nous allons déjeuner avec Antonio et sa famille après avoir récupéré Henrianne, qui était arrivé en même temps que nous et qui repart un jour plus tard.... Feliz veintiocho!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une dernière nuit têtes bèches sur un matelas

                                                                                                      de 90 au sol....

                                                              Ce pérou nous aura vraiment tout fait...

                                                              découvrir sur lui, sur nous...

 

 

 

 

 

 

 

 

ADIOS PERU!



Publié à 05:22, le 28/07/2008 dans La vuelta hasta Lima, Lima
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Ari, quipay

Jeudi 24 Juillet 2008


 

 

      Buenas, buenas...

 

   On vous voit d'ici: "Oh lalalala, mais elles arretent pas de bouger ces deux là...!" Et ben oui, à l'heure où nous vous écrivons, il ne nous reste que 4 jours à vivre au Pérou alors on en profite "al toqué" comme ils disent ici!

 

   Si vous avez suivi notre périple vous devez savoir que nous avons quitté Puno Samedi matin... à bord d'un bus de OUF!! Nous étions au premier étage et aux premières loges car la vitre avant était panoramique. Il nous en faut déjà pas beaucoup pour dégainer nos appareils photos, mais alors là... on en a pris pleins les yeux! De l'altiplano, des lacs, des alpagas, des vigognes, des volcans... notre voisin de droite devait se demander quelle mouche nous avait piquées!

 

 

        

 

 

  

 

 

                 

 

 

   

 

 

 

 

 

   Bref. Après tant de merveilles nous avons dit, comme les Incas l'avait fait avant nous "Ari, Quipay!": OUI, NOUS RESTONS! C'est (soit disant) de cette phrase que la ville tire son nom.

 

 

   

 

 

   Arequipa est le deuxième plus grande ville du Pérou et elle vit à cent à l'heure! Elle est aussi appelée "Ville Blanche" car la plupart des habitations et des batiments sont construits en "sillar", roche volcanique de couleur.... blanche. Les arequipeños ont pour habitude de dire que la Lune a oublié d'emmener Arequipa quand elle a quitté la Terre. Si c'est pas joli tout ça!

 

   Cette ville typiquement latino-américaine nous a de suite enthousiasmées. Pas seulement parce qu'on y est arrivé le samedi et que "samedi c'est sortie!" Mais aussi parce qu'elle est trépidante dans tous les sens du terme.

         Géographiquement d'abord, Arequipa est batie au pied d'un volcan en activité, Le Misti, dont la dernière éruption date de juin 2001. Ici, on sent cette puissance naturelle à 17 km du centre ville et on imagine assez bien la rapidité avec laquelle tout pourrait etre dévasté si le volcan venait à faire des siennes.

 

 

         

 

 

                         

 

 

          L'expansion de la ville est suprenante et hallucinante. Il est complètement fou de voir les barrios remonter sur les flancs du volcan. Pour beaucoup de péruviens, il semble qu'Arequipa soit une Terre promise, où il fait bon vivre, où il y a du travail et moins de délinquance et de pauvreté qu'à Lima.  Au jour d'aujourd'hui elle compte 760 000 habitants et siège à 2300m d'altitude.

 

 

 

                                      

 

 

         Idéologiquement aussi Arequipa se distingue de toutes les autres villes du Pérou. Les habitants de la ville sont fiers d'etre arequipeños avant d'etre péruviens. Ils ont toujours été en désaccord avec la capitale et revendiquent leurs différences. Ils détestent tous les limeños! (habitants de Lima)

 

         Comme on l'a dit... samedi c'est.... nous avons donc entamé une "tournée" des bars à 20h et l'avons terminé à minuit, histoire de se meler à l'épicurisme des autoctones.

 

         Dimanche matin, on s'est octroyé une grasse matinée et un petit déj au soleil sur la terrasse de notre hotel. A 11h30, le bus pour le canyon de Colca nous attendait. En avant guingan!

 

 

                                        

 

 

      La route traverse un désert rocailleux et passe à plus de 4800m d'altitude (notre record!), avant de replonger sur Chivay, petite ville touristique et sympathique qui marque le début du deuxième plus profond canyon du monde. Le premier se situant à quelques km de là (Cotahuasi).

 

                  

 

 

          

 

 

                         

 

 

      Etant informées de l'existence de bains chauds naturels dans le coin, nous y avons courru! Un peu déçues à l'arrivée, c'est un bain de touristes que nous avons pris, dans une véritable piscine à l'européenne.

 

 

                       

 

 

Nous sommes rentrées "le froid dessus" à Chivay et c'est seulement au restaurant autour d'un feu de cheminée et d'un maté que nous avons retrouvé nos couleurs!

 

 

 

                                     

 

 

      Autour de notre feu, nous n'étions pas seules! Nous avons rencontré un guide, Jaime, qui nous a proposé de nous conduire au village suivant Yanque le lendemain matin.... histoire de nous éviter de prendre le bus local de 4h00. Lundi matin, nous avons donc retrouvé Jaime à 5h30 (houhou!!! fraiches) et nous avons embarqué dans son gros 4*4. Il nous a déposé comme prévu à Yanque et là... notre petit ange gardien n'était pas très matinal, lui... on pensait arriver à trouver un transport pour Cruz del Condor mais ... rien! Nous avons attendu dans le froid, le très froid, le gelé, pendant 1h30... A voir tous les cars de touristes de m**** nous passer devant. BREF!

 

         Nous étions bien contentes quand nous avons trouvé un bus et après 1h30 de trajet enfin le mirador du Cruz del Condor!

 

 

        

 

 

   Nous avons pu admirer la danse des condors, animal mythique des Andes. Certes ce n'est qu'un oiseau, mais alors WAOW! qu'est ce que c'est impressionant. On vous signale que c'est le plus gros volatile au monde qui peut atteindre 2.80m d'envergure. Quand ils nous passaient à 7-8m au dessus de la tête, on en menait pas large! Les condors, c'est la classe!

 

 

     

 

 

                             

 

 

   

 

                             

 

 

Cet endroit du canyon est réputé pour présenter des thermiques ascendants le matin et le soir, que les condors empruntent pour monter et monter, sans battre une seule fois de l'aile.

 

 

         Vers 10h, le défilé était fini et nous avons repris nos sacs à dos et nos jambes direction Cabanaconde. 2 heures de marche sur la route puis sur des sentiers, le long de la faille de plus de 3200m de profondeur par endroits.

 

 

         

 

 

 

 

 

         Cabanaconde est le dernier village desservi par les bus, c'est donc un point de départ pour de nombreuses randonnées. Nous nous sommes vite installées dans un petit hotel fort rustique et avons piqué un petit roupillon. Avec ce qui nous attendait ce n'était pas de trop!

 

 

    

 

 

                              

 

 

         Nous avons sillonné dans les petites ruelles très calmes de Cabanaconde jusqu'à ce qu'une porte s'ouvre et qu'on nous invite à bras ouverts à prendre part au mariage. A l'intérieur, folle ambiance... Un mariage à la péruvienne, ça dure 3 jours où on mange, où on danse et surtout où on boit! On a échappé à rien et quelques minutes plus tard on était prises dans une folle ronde de Huayno (et oui encore!) un verre de chicha (bière de maïs artisanale, très artisanale!) à la main. Difficile de dire non à ces gens qui veulent tout nous faire partager alors que nous on arrivait les mains vides. Mais la chicha, c'est lourd et dur à digérer pour nos petits estomacs (surtout celui de So).

          Depuis notre départ d'Andahuaylas c'était notre seul vrai partage avec des locaux et ça nous a fait un bien... Pas de photos parce qu'on a pas voulu entâcher ce moment unique parmi ces gens non pervertis par le tourisme de masse.

 

         La nuit a été très difficle pour So..... la chicha est pas passée du tout mais alors du tout. Elle est même ressortie! Et du coup la petite ballade prévue pour le lendemain a été annulée. On a profité d'un mirador proche du village pour admirer une dernière fois le canyon et avons repris un bus pour Arequipa.

 

         Jeudi matin, nous sommes parties à la découverte de la "ville derrière le sommet" (en aymara ari- quipa). Première halte au couvent de Santa Catalina... un peu sceptiques au début ( l'entrée était quand même assez chère), nous n'avons pas été déçues du tout.

 

 

 

Ce monastère fut construit en 1580 par une veuve fortunée. Elle sélectionnait soigneusement les nonnes en acceptant que les jeunes filles issues des meilleures familles espagnoles (la dot allait avec).

A Santa Catalina chacune des 450 nonnes disposaient d'une à quatre servantes/esclaves et conservaient un train de vie de la haute sociéte.

Après environ trois siècles, le Pape Pie IX chargea une soeur dominicaine de restaurer la discipline. A compter de cette époque, le monatère s'enveloppa de mystère. Il paraît que les nonnes ne pouvaient même pas se parler entre elles!

En 1970, Le maire d'Arequipa obligea le monatère à se moderniser et l'ouvrit au public.

Aujourd'hui, environ 30 religieuses continuent de mener une vie recluse dans des bâtiments isolés.

Lieu déconcertant et paradis des photographes, il occupe 20 000m2 et forme presque une citadelle au coeur de la ville, une ville dans la ville.

 

 

 

    Encore une fois les photos parlent d'elles mêmes: on se serait cru entre le Maroc et l'Andalousie et on a pas regretté ce petit voyage.

 

 

 

   

 

 

 

   

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

              En sortant de ce microcosme coloré, il nous fallait de l'air!!! Nous avons pris le chemin des miradors de la ville: Yanahuara et Cayma surnommé "El Balcòn". A Cayma, on est même monté sur le toit de l'église pour pouvoir admirer la vue!

 

 

         

 

 

         L'après-midi a été dédiée à du shopping... rien de très passionnant donc pour vous!

 

         Ce matin, nous avions décidé d'aller nous émouvoir quelques instants sur la tombe de Juanita, la petite princesse des glaces. Histoire touchante de cette petite fille de 12-13 ans sacrifiée par les Incas, en offrande au volcan Ampato.

 

 

 

En 1992, Miguel Zarate et Johan Reinhard partaient en expédition sur le Nevada Ampato 6310m, profitant des éruptions du volcan voisin le Sabancaya qui avait fait fondre la neige sur le site.

Au sommet du volcan ils ont découvert une tombe vide et une table de sacrifice, très bien conservées. Hasard de l'histoire, un des deux en regardant dans le cratère découvrit une masse suspiscieuse........ (hou suspense)

Il s'agissait en fait de la momie baptisée ultérieurement Juanita qui grâce à une conservation dans le glacier pendant 500 ans était restée quasi intacte. La fonte du glacier occasionnée par l'éruption voisine a permis sa découverte. ( c'est ouf!)

Les Incas ne pratiquaient pas couramment les sacrifices humains. mais pour apaiser les Dieux et éviter les catastrophes naturelles, ils avaient recours à des offrandes d'enfants (uniquement).

 

Plusieurs momies ont été ainsi retrouvées sur le territoire inca:14 en tout, toutes sur des volcans.

Des études ont permis de déterminer les circonstances de la mort de Juanita: après lui avoir fait boire une liqueur de chicha ( la pauvre elle a du avoir mal à l'estomac!!), elle s'est endormie et le prêtre suprême lui a assené un coup de sceptre sur la tempe droite qui a causé sa mort.

 

 

 

[momia+juanita.jpg]

 

 

 

      Après avoir récupéré nos billets de bus pour Nazca, nous avons déjeuné au marché et avons refait une après midi shopping "pour toi public!"

 

 

          

 

... Certaines prennent des photos sympas.... d'autres moins!

 

 

 

 

Ce soir, bon resto en prespective pour pseudo clotûrer le voyage... puis on essaie de fermer les sacs!!

 

 

¡ HASTA LUEGO !      

 

 

 

 

     

 

     



Publié à 01:48, le 25/07/2008 dans Ari Quipay, Arequipa
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Interludio musical

Mardi 22 Juillet 2008


Pour vous mettre dans l'ambiance du prochain article....

 

http://www.youtube.com/watch?v=jpJkDZ9g9z4&feature=related

 

 

¡DISFRUTEN AL TOQUE!



Publié à 02:30, le 23/07/2008 dans Interludio musical, Arequipa
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El Titi Khar'ka

Vendredi 18 Juillet 2008

 


 



Aujourd'hui on vous écrit d'un autre pays que le Pérou! On n'a pas résisté à passer une frontière pour en savoir plus sur nos amis les Incas. Petit indice :

 

 

       

                           

 

 

 

 

Nous avons quitté notre super hospedaje de Cuzco lundi matin à 7h15 direction le Terminal terrestre.

 

    

                        

 

 

 

 

Vers 8h30 notre bus pour Puno a (enfin) démarré! Contrairement aux autres gringos, nous ne sommes pas parties avec Cruz del Sur mais avec une compagnie plus locale pour moitié prix. Du coup on a voyagé à la péruvienne avec nos voisins qui ne cessaient pas d'acheter à manger par les fenêtres dès que le bus s'arrêtait!

 

La route pour Puno traverse une partie de l'altiplano péruvien: c'est magnifique et très impressionant... du JAUNE à perte de vue!

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

6 heures après avoir quitté la capitale inca, Le Lac s'est présenté à nous: du BLEU à perte de vue!!

 

 

 

 

                  

 

 

 

 

 

Puno nous est apparue tout de suite comme une ville moins touristique que Cuzco... mais aussi moins belle.

 

 

                                       

 

 

 

Ici, pas de moto taxi mais des rickshaws (vélotaxis) malgré l'altitude de 3800m. Apparement les péruviens de la région du lac possèdent une cage thoracique modèle supérieur avec un supplément en globules rouges.

 

 

 

 

 

 

Après s'être installées dans un petit hotel, nous sommes parties à la découverte du centre de Puno et avons fait un petit crochet par le musée de la Coca... petites explications pour les intéressés:

 

 

 

 

 

 

 

Le terme "coca" se rencontre dans le vocabulaire aymara (région du lac) sous la forme "koka" qui signifie "arbre".

L'arbre à coca peut atteindre jusqu'à 6m de haut et seules les feuilles sont récoltées. Il est cultivé entre 600m et 2000m d'altitude et nécessite beaucoup d'humidité.

La consommation de coca en Amérique du Sud remonte à plus de 3000 ans avant J.C: des poteries représentant des visages machant la coca ont été retrouvées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La coca était considérée par les incas et les pré-incas comme un cadeau de Dieu. On lui attribue encore aujourd'hui 4 fonctions principales:

 

 

1. Fonction alimentaire: machée son jus délivre au corps humain des protéines, du calcium, du fer et des vitamines multiples. De plus elle constitue un coupe-faim bioen utile pour les paysans péruviens.

 

2. Fonction médicale: le principe actif de la coca a été utilisé très tôt en tant qu'anesthésique notamment lors de trépanation crânienne pratiquées par les pré-incas. De plus, encore aujourd'hui un pansement de feuilles de coca machées accélèrerait la cicatrisation de la plaie. Consommée en infusion (maté), la feuille de coca soignerait d'autres maux: stomacaux, mal d'altitude...

 

3. Fonction religieuse: les péruviens pratiquent beaucoup "l'offrande", notamment à la Pachamama (Terre nourricière) et la feuille de coca est toujours présente dans ces offrandes. Une offrandes comprend toujours un "quinto" trois feuilles de coca ensembles que l'on brûle après avoir fait un"voeu".

4. Fonction mystique: pour les anciens, le destin pouvait se lire dans les feuilles de coca.

 

 

Concernant l'effet "drogue", il faut savoir que la coca contient 12 alcaloïdes et qu'un seul permet de produire la cocaïne (après de multiples adjonction d'autres produits charmants...).

 

 

Les péruviens ont une légende intéressante qui permet d'expliquer cet effet pervers de la coca... on peut pas résister on vous la fait en espagnol :

 

 

 

"... Guarden con amor sus hojas y cuando sientan dolor en su corazòn,

hambre en su carne, y oscuridad en su mente...

Llévate a la boca las hojas sagradas y encontraras...

Amor para tu dolor, repuesta a tus interrogantes, alimento para tu cuerpo... y luz para tu mente.

Pero si el hombre blanco tocara las hojas sagradas, sólo encontrara en ellas veneno para su cuerpo

y locura para su mente..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi matin, nous avons embarqué sur un bateau pour l'île AMANTANI... cherchez vous même!!!

 

 

 

 

 

 

Image:Lake Titicaca map-fr.png

   

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

 

                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous n'étions pas seules sur le plus haut lac naviguable du monde!

 

 

       Après une heure de navigation, nous avons fait une halte sur les îles UROS qui sont des îles flottantes. Et même si le mode de vie des habitants est intéressant, le tourisme a malheureusement tout déformé: les bateaux arrivent à la queue leu leu, on passe 30 minutes sur une des 100 îles pour acheter des souvenirs (ce qu'on a pas fait!) et faire une photo recuerdo.

 

 

Ces îles sont complètement faites en totora (roseaux). Celui-ci est aussi utilisé pour construire des embarcations, des habitations et même comme aliment!

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

      

 

 

    

 

 

 

        

 

 

 

 

 

                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 heures de bateau plus tard, nous découvrions AMANTANI et Olga, chez qui nous allions passer la nuit. Ayant apporté des provisions, nous avons cuisiné toutes les trois et avons déjeuné ensuite avec son mari Zacharias.

 

 

 

 

 

               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ventre bien rempli (ah les papas!!), nous sommes parties à l'assaut des montagnes de l'île dédiées à la Pachamama (Terre Mère) et à la Pachatata (Terre Père). De là haut nous avons assité à notre premier coucher de soleil à plus de 4100m d'altitude et...... WAOUW!

 

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons diné avec Olga et sa famille. Zacharias s'est improvisé professeur de "pichar" (action de macher la coca)... après avoir pris connaissance de tous ses bienfaits, il fallait la goûter la feuille sacrée!! Olga, quant à elle, nous a fait une démo de lecture de l'avenir dans les feuilles. Un moment sympathique et authentique!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fête était organisée sur la Plaza de Armas du village et pour l'occasion Olga nous a déguisées avec les costumes traditionnels de l'île (ses vêtements), et nous sommes parties rejoindre les autres touristes déguisés. Nous avons dansé un huayno bien moins savoureux qu'à Andahuaylas!

 

 

 

 

 

 

               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       Mercredi : journée à thême ¨transport¨. Nous avons décidé de faire un petit crochet par la Bolivie : difficile de quiter le lac sans avoir vu l'Isla del Sol, berceau de la civilisation inca. Nous avons donc repris le bateau pour Puno puis un bus pour Copacabana.

 

 

 

La frontière s'est passée facilement et pas de grande différence de l'autre côté, sauf :

- qu'on a un nouveau tampon sur notre passeport (et la Bolivie, c'est la classe!) ;

- qu'on a des bolivianos dans notre porte-monnaie ( 1 euro = 4 soles = 10 bolivianos) ;

- qu'on s'est rapprochées un tout petit peu de vous en avancant notre montre d'une heure.

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copacabana est un village tranquille avec surtout une très jolie cathédrale (vous reconnaîtrez sûrement le style andalou).

 

 

 

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

       Nous avons eu droit à notre arrivée à une chambre avec salle de bains privée (grand luxe!) et surtout à de l'eau CHAUDE (et la douche, au point où on en était, c'était pas du luxe!!!).

 

 

 

 

 

 

      Jeudi matin, nous avons embarqué direction Isla del Sol. Et à notre arrivée, nous n'avons pas été décues : c'était magnifique!

 

 

 

 

L'Ilsa del Sol est le lieu de naissance légendaire du 1er Inca Manco Capac, de sa soeur épouse Mama Ocllo, et du Soleil lui-même.

(alors comment rater ca?)

Elle possède de jolies plages, et des ruines pré-incas, notamment le Rocher du Puma Sacré ("Titi Khar'kha" en Aymara), qui aurait, dit-on, donné son nom au lac.

 

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons traversé l'île à pied du nord au sud. Belle balade sur une crête avec pour paysages le Pérou à notre droite, et la Bolivie à notre gauche avec la Cordillère orientale et ses hauts sommets enneigés ( L'Illantu culmine à 6421m)... de quoi devenir photo-hystérique!

 

 

 

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons décidé de passer la nuit sur l'île et avons trouvé une petite chambre à Yumani avec vue sur l'Isla de la Luna, et les Andes en fond! Rien à dire...

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

                              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       Nous voilà aujourd'hui de nouveau de passage à Copacabana. Petite séance "shopping" avant de repasser la frontière. On dort à Puno ce soir et on part pour Arequipa demain. Besos a todos!

 

 

 

 

 

 

 

 

! HASTA LUEGO !

 

 

 

 

 

 

 

Pour nos papas curieux, sachez que vos filles sont pleines de ressources. Même en partant à deux en voyage, elles trouvent toujours un "3ème photographe" : leur bras, un péruvien sympa ou autre...



Publié à 11:42, le 18/07/2008 dans El Titi Khar ka, Copacabana
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Objectivo : Machu Picchu!

Dimanche 13 Juillet 2008 :


 

      Et oui, ça y est , on l'a fait! Et une chose est sûre : on s'en rappelera toute notre vie (et ce, pour différentes raisons...). Mais avant de vous en dire plus, reprenons nos aventures à... jeudi matin!

 

      Nous avons quitté Cuzco à 6h15 dans un bus bien local. Celui-ci nous a déposé à quelques kms de Maras. Nous avons alors quitté la route goudronnée et "seules au monde" avons marché sur un sentier dans la pampa. Le paysage était magnifique, nous avions quitté les touristes de Cuzco et nous nous dirigions tout doucement vers le Machu... Bref, tout allait bien, il y a qu'à voir d'ailleurs la tête de So!

 

 

 

                                  

 

 

         

 

 

               

 

 

 

      Au bout d'une bonne heure de marche, au détour d'un virage, elles sont apparues : les Salines! Nous nous y attendions mais c'était bien plus impressionnant que ce qu'on pouvait imaginer! Au milieu des montagnes, s'étendaient devant nous des milliers de bassins remplis de sel, et c'est tout simplement hallucinant!

 

 

          

 

 

                                             

 

 

 

 Bien intriguées par ce spectacle, nous sommes descendues pour en savoir plus. En fait une source d'eau tiède et (très)salée sort de la montagne à cet endroit. Grâce à un réseau de canaux, elle se distribue à tous les bassins du site. Chaque bassin se remplit d'environ 10 centimètres d'eau et lorsque celle-ci s'évapore, il reste le sel. Celui-ci est ensuite récolté pour divers usages : sel de table, sel de boulangerie, sel pour les animaux.

 

 

 

            

   

         Les bassins les plus sombres ont vu leur sel récolté, les plus blancs sont encore pleins de sel

 

 

        

            

 

 

 

      Puis nous avons repris notre chemin et sommes descendues dans la Vallée Sacrée. Le paysage était bien différent de la pampa précédente. Nous avons vite retrouvé la route et grimpé dans un combi direction Ollantaytambo. Nous avions donc fait une bonne ballade de 3 heures.

 

      Ollantaytambo nous a tout de suite plu. Pour changer, il y avait beaucoup de touristes... mais l'ambiance y semblait plutôt sympathique. Ce petit village situé à 2800m est l'un des rares à avoir conservé le plan d'urbanisation inca, on peut encore y voir la rigole d'eau qui permettait une distribution au villageois à l'époque. Aujourd'hui, elle constitue plutôt une évacuation.

   

 

 

 

                       

 

 

 

      Sitôt nos sacs posés dans une "hospedaje" et notre appêtit rassasié, nous avons pris notre billet d'entrée pour les ruines. N'ayant pas souhaité investir dans le "boleto touristico" qui donne accès à de multiples sites, nous avons payé le prix fort! Ca en vallait la peine car les ruines d'Ollantaytambo représente le dernier bastion inca avant la défaite finale.

 

Après sa défaite à Saqsawayman, Manco Inca est allé s'y réfugier. Ce site est à la fois une forteresse et un sanctuaire et c'est là que les Espagnols perdirent une bataille majeure! En 1536, Hernando Pizzaro tenta de capturer Manco Inca.

Assaillis par une pluie de flèche projetées du haut des terrasses, les hommes de Pizzaro ne parvinrent pas à grimper jusqu'à la forteresse. Pizzaro donna alors l'ordre de la retraite .

Toutefois Manco n'eut guère le temps de savourer sa victoire, les espagnols revinrent avec une cavalerie 4 fois plus importante et l'Inca fut contraint de se réfugier dans son fort de Vilcabamba, en pleine jungle.

 

 

                                                             

 

 

                   

 

  

 

       

 

 

 

                                                

                                                        Toujours aussi perfectionnistes

 

 

         Nous nous étions levées à 5h pour pouvoir partir au plus tôt, à 9h nous tombions de sommeil et n'avons pas trainé pour aller rejoindre notre bon lit... surtout que vendredi matin il fallait remettre ça au niveau horaire de lever, histoire d'arriver à attraper un transport.

 

       Pour les personnes cherchant de l'info sur les différents moyens d'aller au Machu Picchu: plusieurs options

 

            - iNCA TRAIL: 4 jours de marche en suivant le chemin de l'Inca : 350 euros mas o menos

 

            - PRENDRE LE TRAIN CUZCO - AGUAS CALIENTES ou OLLANTAY - AGUAS CALIENTES : 38 euros

 

            - "HORS DES SENTIERS BATTUS":  celle que nous avons choisie

 

 

      Vendredi matin, à 7h sur la Plaza de Armas d'Ollantaytambo, nous apprenions (imaginez notre joie!) que le seul transport qui allait dans la direction qui nous interressait SANTA MARIA / SANTA TERESA passait à 10h!!! On a dû demander à tous les combis de la place et au bout d'une heure, résignées nous avons fini par nous asseoir et par attendre... attendre...

 

         Jusqu'à ce qu'un petit pedrolito vienne à nous pour nous demander si, par le plus grand des hasards, nous n'allions pas en direction de Santa Teresa. Commencant à être habituées à la rengaine péruvienne concernant les prix des transports, nous avons répondu tout sourire " Si para cuanto?" et là.... Miracle dans les Andes: enfin un prix correct: 30 soles chacune (5 de plus qu'avec le bus local). Cette option nous a de suite laisser miroiter le temps que nous pouvions gagner et nous nous sommes donc retrouvées dans un bus pour touristes... vide!!!! Le chauffeur allait chercher des clients à Santa Teresa!

 

 

 

                                        

 

 

         La route était hallucinante (et oui encore!) Nous avons une fois de plus battu des records de dénivelation: Abra de Malaga (col de Malaga) 4316m - Santa Teresa 1990m! Nous sommes donc passées de la Puna (plaine de très haute altitude) à la jungle.

 

 

               

 

 

 

              

 

 

 

      On doit l'avouer, on ne s'attendait pas vraiment à arriver au milieu des bananiers! Mais quel bonheur de voir à quel point le Pérou est hallucinant... on a l'impression de voir plein de pays en un...

 

      Nos chauffeurs étaient vraiment sympas et on peut dire qu'ils nous auront tout fait!