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La carte des lieux visités
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Lundi 20 Octobre 2008
(Pour vous qui avez vus les affiches)
Ca y est nous avons constaté depuis peu que nous avions passé autant de temps au Pérou qu'en France depuis qu'on est rentré! 3 mois se sont écoulés depuis notre retour et nous avons encore des images plein la tête de cette expérience si riche que nous avons vécue là bas.
Nous avons gardé contact avec l'asso MUNAY qui continue son bout de chemin à travers divers projets. Pas mal de bénévoles partent dans les mois à venir mais malheureusement aucun dentiste ne s'est encore manifesté pour reprendre le boulot. Il est évident qu'il n'est pas facile pour un praticien installé de quitter le cabinet... C'est pour cela que nous avons eu l'idée de faire de la pub (oui notre affiche s'apparente à de la propagande soviétique!! mais au moins elle attire l'oeil... et c'est le but!) dans les facs.
Aujourd'hui donc nous avons envoyé des courriers à toutes les corpos dentaires de France pour informer (et sensibiliser) les futurs praticiens et les tout jeunes (comme nous!) intéressés par la dentisterie humanitaire.
Il est vrai que durant l'élaboration de notre projet de partir POUR TRAVAILLER BENEVOLEMENT nous avons constaté qu'il existe très peu d'assos humanitaires équipées pour permettre les soins dentaires. Nous le savons tous un cabinet dentaire demande énormément de matériel et d'instrumentation. Il a été très laborieux de trouver le bon interlocuteur et après de nombreux mails envoyés à toutes les ambassades des pays d'Amérique du Sud... c'est le bouche à oreille qui a finalement fonctionné pour que nous venions à connaître MUNAY.
Pour les gens motivés et qui cherchent de l'info sur Munay et spécialement sur la dentisterie au sein de l'asso, lisez ce qui suit (et n'hésitez pas à nous poser vos questions en laissant des commentaires):
- Concernant le matos là bas: nous avons quasiment tout amené. Grâce à qui??
¤ Aux labos à qui nous avions fait appel et qui ont répondus présent en faisant des dons.
¤ A Pharmacie Internationale (PHI) qui nous avait donné 8kg de boîte de médicaments.
¤ A nos chers étudiants toulousains qui n'avaient pas rechigné à venir participer à "l'APEROU" malgrès qu'il ait eu lieu la semaine après le Gala (oui ça n'était pas très intelligent!). Nous avions pu récolter 400euros pour pouvoir acheter ce qu'il nous manquait en consommable à Lima.

¤ Au bus dentaire et aux bénévoles de l'asso (Serge, Marcel et les autres...) qui n'ont pas hésité à envoyer trois beaux cartons bien gros et bien pleins à nos domiciles.
¤ Aux gentils praticiens qui ont fait des dons de matos.
¤ A KLM, qui nous a accordé au dernier moment un excédent bagage de 50kg chacune pour pouvoir transporter tout ça
(Une fois de plus merci...)
- OUF! Ca y est on part!! "Mais heu... on nous paie le billet?": Pour votre info, non l'asso ne paye pas le billet d'avion, il est à la charge du bénévole. Il faut compter 800euros avec les compagnies low coast (Air comet notamment www.aircomet.com), 1200euros avec KLM/Air France...
Le poids des bagages ne doit pas dépasser 20kg en soute pour KLM (8euros/kilos suppl). Nous avions fait des démarches pour demander un excédent gratuit, sous réserve biensûr qu'on nous ouvre les sacs pour vérification histoire de voir qu'on n'emmenait pas 10 pantalons chacune assortis de 20 paires de chaussures!
- Après 15 heures de vol, on attérit enfin à Lima: "Bon ben.. Faut trouver un hôtel?" Niet! Vous êtes attendus à l'aéroport par Antonio, ou un membre de son immense famille ou un taxi qu'il vous a fait envoyer pour rejoindre "l'urbanizacion los Jardines" ou vous serez hebergés, nourris et chouchoutés par la famille Ortiz moyennant 5euros/nuit (reversés à Munay pour divers autres projets).
Vous entendrez alors parler à tout bout de champs de la fameuse "Andahuaylas". Située à 2900m d'altitude en plein coeur des Andes péruviennes c'est là que Munay a élu domicile.
- "Lima - Andahuaylas??? Facile... On se téléporte?" AH! Presque...!! Il y a deux options: 1h30 d'avion, ça pollue, c'est pas drôle! et surtout beaucoup moins séduisant que... 23h de bus qui passe par la puna à plus de 4000m d'altitude. Le voyage est éprouvant mais on s'en souviendra toute notre vie de ces premiers rayons de soleil au milieu de "rien"!
- "Et à Andahuaylas on vit où?": c'est une ville située dans la vallée du rio chumbao, entourée de deux autres petites villes Talavera et San Géronimo, l'agglomération fait 10.000 hab. Nous avons été accueillies par Raul et Nieves, couple coordinateur de Munay Peru. Vous logerez dans une maison située à San Gé avec 15 chambres de 2 lits chacune, cuisine, salle de bain commune, jardin potager... pour 30 euro/mois!
- "Une journée type dans l'coin?" Notre journée, en tant que dentistes était divisée en deux: une partie curative, une partie préventive.
Durant deux mois nous avons fonctionné en binôme sur un fauteuil prété par un dentiste du coin (en utilisant le matériel que nous avions amené et qui est resté sur place). Nous ne travaillions au cabinet que les matinés de 8h30 à 13h30.


Après le repas, nous partions accompagnées de Raul ou Nieves dans les communautés des villages alentours (parfois jusqu'à 1h30 de voiture) pour aller faire du dépistage en plein air. Chaque mamitas passaient à son tour pour un examen buccal complet ainsi que des conseils personnalisés. La fin de la réunion se soldait par de la prévention. En se basant sur des affiches que nous avions faites, nous donnions:
des conseils d’hygiène buccale : Méthode de brossage, fréquence et temps de brossage, matériel nécessaire au brossage…
des notions de base en matière de physiologie buccale : Constitution de la bouche et de son environnement, nombre de dent, mode de formation de la carie, du tartre et mise en place de la maladie parodontale qui amène aux mobilités dentaires.
des notions régime alimentaire : Importance d’une alimentation rythmée et de l’absence de grignotage, conséquence de la consommation de sodas et de sucreries. Influence sur les dents d’une consommation de lait trop importante…
La « charla » durait environ 30 minutes et était relativement interactive de façon à capter l’attention le plus possible et à faire passer le message au mieux.
Il est important que les Mamitas intègre ces notions pour qu’elles puissent prendre conscience de l’importance de leur rôle pour elles et aussi (surtout) pour leurs enfants. La notion d'EDUCATION A L'HYGIENE BUCCO DENTAIRE était au centre de nos préoccupations.
Raul et Nieves, les deux coordinateurs participaient activement en traduisant toutes nos paroles en quechua, langue parlée par la totalité des campesinos de la région. Certains parlent l'espagnol mais pas tous, ainsi pour une plus grande compréhension il faisaient la traduction.
Si l'aventure vous tente, vous serez tous reçus à bras ouverts par tout ce petit monde qui vous attend de pied ferme et qui sera ravi de se faire soigner. Nous sommes à l'écoute pour d'éventuelles question, n'hésitez surtout pas! Vous pouvez demander nos coordonnées à la présidente de Munay si vous êtes intéressés: Contactez-la au 02.72.02.42.71, pour d'éventuelles informations complémentaires...
Avec nos salutations péruvo-toulousaines!!
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Publié à 12:57, le 18/10/2008 dans Partir au Pérou en DENTISTERIE HUMANITAIRE etc, Toulouse Mots clefs : |
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Bonjour bonjour!!!
Nous avons constaté avec plaisir et étonnement que notre blog continue d'être visité régulièrement. C'est une grande joie pour nous!
Si vous passez par là, que vous cherchez de l'info sur le Pérou nous serions ravies de vous faire partager notre expérience, nos adresses, nos déceptions. N'hésitez pas à laisser un commentaire pour poser vos questions à la fin de cet article (nous risquons de nous louper si vous faites un commentaire a la fin d'un autre article du blog car nous ne checkons pas tous les articles a chacune de nos visites!) Nous tenterons de vous renseigner au mieux!!!
Buen viaje
→ A suivre en commentaire 3: REPONSE A ANNE ET PATRICIA
→ A suivre en commentaire 6: REPONSE AUX ETUDIANTS EN MEDECINE
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Publié à 01:26, le 3/09/2008 dans On peut vous renseigner, Toulouse Mots clefs : |
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Vendredi 1er Août 2008 :
Après notre séjour dans la ville grise, Lima, nous voilà de retour chez nous, dans la ville rose. Difficile de reprendre ses marques, de retrouver ses repères, et c'est là où le fait d'être parties à deux est encore un avantage : au moins nous deux on se comprend. Mais il faut reprendre sa vie en mains et se trouver de nouveaux projets : ce qui nous fait vibrer depuis 6 mois est maintenant terminé.
Heureusement on reprend le boulot lundi pour 1 mois (soit 6 jours après notre retour), ce sera sûrement ce qui va nous aider à "réenclencher la machine". Chacune de nous a retrouvé son appart et son "novio", reste plus qu'à trouver un boulot à la rentrée et tout sera théoriquement "pour le mieux". Théoriquement parce que là tout de suite pour le moment, c'est une projection qui nous parait un peu trop calme : ça manque de couleurs, d'épices, d'"aventuras, de mamitas, de moté, de pisco et de rocoto surtout...
Pour cloturer ce blog donc, quelques rubriques :
NOTRE VOYAGE EN QUELQUES CHIFFRES :
- de Lima à Lima, nous avons parcouru plus de 5000 kms, soit une 100 aine d'heures de bus et de nombreux déplacements en combis, collectivos...;
- pendant 2 mois, nous avons emprunté plus de 150 fois la route San Jeronimo - Andahuaylas ;
- nous avons redonné le sourire à 66 patients, principalement des mamitas, bien sûr ; rencontré plus de 20 communautés de 20 à 30 femmes
- nous avons dépensé environ 1200 à 1600 soles par mois pendant notre séjour à Andahuaylas (soit 300 à 400 euros), et environ 1000 à 1200 soles par semaine de tourisme (250 à 300 euros) ;
- nous avons bu environ une 50 aine de pisco sour à nous deux ;
- nous avons eu 0 dispute ;
- à deux, nous avons ramené plus de 30 paires de boucles d'oreilles (mais à 50 centimes d'euro la paire, comment ne pas craquer?)...
NOS CONSEILS : à ceux qui suivront nos traces, avec Semillas de Munay ou en touristes,
- Nous avions pris chacune une lampe frontale et une bouillotte et à la casa surtout, c'était bien utile ;
- nous n'avions ni thermomètre, ni altimètre, ni couteau suisse et par moments ça nous a manqué ;
- le guide du routard et le lonely planet se complètent bien, le premier est parfois moins complet puisque qu'il contient aussi la Bolivie mais le deuxième présente les prix en dollars et pas en soles ;
- n'hésitez pas pour vous déplacer dans le pays à prendre les compagnies de bus bien locales plutôt que celles recommandées dans les guides : vous voyagerez pour moins cher et au milieu des péruviens. La plupart du temps il faut se lever très tôt pour attraper un bus... demandez toujours la veille au soir à quelle heure passe le bus local sous peine de le louper!!
- pour ceux qui, comme nous, suivront la voie ferrée pour rejoindre le Macchu Picchu (en pleine jungle), portez des vêtements couvrants et pensez à prendre de l'anti-moustique : 3 semaines après nous avions encore les cicatrices des boutons. A Ollantay, le bus direction Quillabamba ne passe qu'à 10h du matin voire 11h... vous pouvez essayer de monter dans un bus pour touristes allant récupérer des gens à Santa Teresa, vers 7h ou 8h, pour gagner un peu de temps...
- surtout n'oubliez pas de goûter aux "papas rellenas" et à la "causa", mais ne vous approchez pas des rocotos (piments), vous le regretteriez ; ne passez pas non plus à côté du cuy... ça fait des souvenirs!
- nous ne nous sommes jamais senties en danger ou en insécurité mais nous avons évité de voyager de nuit, apparemment sur certaines routes c'est pas conseillé et puis les paysages valent toujours le coup ;
- n'hésitez pas à prendre les bus pour vous déplacer dans Lima, c'est un bon moyen d'approcher la ville "de l'intérieur" et contrairement à ce que disent certains guides (ou certains chauffeurs de taxi), ce n'est pas si compliqué ; les péruviens, même à Lima, nous ont toujours aidé à trouver le bon bus. Prenez toujours des points de repères au niveau des bâtiments quand vous monter ou quand vous descendez, histoire de savoir où revenir prendre le bus retour!!
Nous on a bien aimé prendre les transports en commun à Lima... ça nous a semblé plus sûr qu'un taxi qui peut nous emmener où il veut comme on ne connait pas! Le bus lui suit un trajet pré-défini... aucun risque.
Nous conseillons à tout le monde d'aller découvrir le Pérou. C'est un pays magnifique qui réserve bien des surprises. Il est possible d'y voyager de bien des façons, nous avons essayé de nous insinuer au mieux possible dans ses entrailles, de le comprendre, de rencontrer ses habitants et grâce à notre séjour à Andahuaylas surtout nous avons réussi.
Il ne nous reste aujourd'hui plus qu'à espérer y retourner un jour ( "OJALA" ) et que malgré le tourisme parfois insensible et irrespectueux que l'on a pu y voir, le Pérou gardera son âme pure...
La cicatrice du départ est aujourd'hui encore douloureuse et ouverte mais nous sommes bien certaines que lorsqu'elle se transformera en simple souvenir, ce sera toujours avec un petit pincement au coeur que nous repenserons à ce voyage.
Le Pérou a changé des choses en nous, l'avenir nous dira quoi...
PERU NOS VEMOS !
Ponchos et pisco : objectif atteint!
POUR PLUS D'INFOS SUR L'ASSO MUNAY PERU: www.munay.eu/
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Publié à 09:08, le 1/08/2008 dans El viaje de nuestra vida, Toulouse Mots clefs : |
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Lundi 28 Juillet 2008
Una ultima vez "Hola" desde Perù...
C'est le coeur gros aujourd'hui que nous allons vous raconter nos quatre derniers jours... en effet dans quelques heures, 7 exactement, nous serons dans l'avion direction Amsterdam.
Nous avons donc quitté la ville blanche vendredi dernier après avoir passé une très bonne soirée au restaurant Le Zig Zag. Nous avons pu goûter à l'autruche péruvienne sur un bon vin argentin... au retour faire les sacs pour le lendemain a été un peu dur mais bon... nous savions qu'à partir de ce moment là "la vuelta" commencait!
Le bus pour aller à Nasca nous a permis de traverser des paysages une fois de plus superbes.... désert, dunes et enfin derrière un virage nous retrouvions l'océan pacifique que nous avions quitté au début du mois de mai dernier... nous avons donc suivi le pacifique via la panaméricaine jusqu'à la petite ville de Nasca célèbre pour les lignes du même nom.
Panaméricaine nous voilà!!
Nous avons été assez surprises de trouver une ville assez épargnée par le tourisme, pas trop de gringos dans les rues. Apparement les gens s'arrêtent pour survoler les lignes et repartent, la plupart n'y dorment pas!
Nous avons pris la décision d'aller visiter le musée archéologique de la ville, histoire de se renseigner un peu sur ce qui reste un des grands mystères archéologiques aujourd'hui: les lignes de Nasca.
Le musée est un peu difficile d'accès pour des novices en archéologie comme nous. Du coup on a décidé d'aller rencontrer Veronika, ancienne collaboratrice de Maria Reiche, qui fait des lectures des lignes.
MARIA REICHE, mathématicienne allemande, est la personne qui a passé le plus de temps au monde à avoir étudié les lignes. Elle leur a dédié sa vie : 47 ans de travail intensif, dans des conditions très difficiles, en plein désert et en plein soleil. Cette femme est morte en 1995, à 95 ans. Cela faisait 2 ans qu'elle ne pouvait plus aller sur le site des lignes car elle était devenue aveugle et avait la maladie de parkinson, mais sinon jusqu'à 93 ans donc elle parcourait encore la Pampa colorada accompagnée de son fidèle escabeau!
Maquette des lignes de Nasca au Maria Reiche Centre
Nous avons donc assisté à une lecture des lignes par une personne assez atypique, ça c'est sûr, puisque Veronika vient du cosmos et a plus de 3000 ans selon ses dires!!
Les lignes de Nasca sont tracées dans une plaine rouge aride jonchée de pierre de 500km2, elles restent l'un des plus grands mystères archéologiques du monde.
Constituées de plus de 800 lignes et 300 figures géométriques dits géoglyphes, ces quelques 70 dessins spectaculaires représentent des plantes et des animaux biomorphes.
Ce n'est qu'en survolant le site que l'on découvre le surprenant réseau de gigantesques figures stylisées ( nous on a rien survolé du tout car récemment pas mal d'accidents d'avion ont eu lieu sur le site, on a préféré rester les deux pieds bien ancrés dans la pampa!)
On peut observer un lézard de 180m de long, un singe à la queue en spirale, une araignée....
La question demeure cependant : qui a tracé ces lignes et pourquoi?
Selon Maria Reiche c'est le peuple Nasca qui a tracé ces dessins au sol il y a plus de 3000 ans. il s'agit pour elle du plus grand calendrier astronomique du monde... un vrai livre ouvert. Ce calendrier serait couplé à un relevé des eaux souterraines.
Beaucoup de théories ont été évoquées (pistes d'attérissage pour extra terrestres, sentiers cérémoniaux...), la théorie de Maria reste l'une des plus abouties.
Le lendemain matin, samedi donc, fortes de tout ce que nous savions, nous avons repris la panam pour aller observer de près, du haut d'un mirador quelques une des lignes: le lézard, la grenouille et l'arbre. Très impressionnant de les voir et de se dire qu'elles sont là depuis 3000 ans, qu'elles ne se sont pas effacées alors qu'il nous a semblé à nous qu'un simple coup de vent pourrait faire disparaitre un des plus grands cadeaux des anciens!
Selon Veronika un des principaux problèmes liés aux lignes est le manque de prise de conscience de la part des autorités péruviennes et qu'aucune mesure n'est prise pour prévenir leur effacement irréversible. Effacement qui s'est accentué dans les dernières années dû à la déforestation intensive de la zone et aux changements climatiques...
Un conseil, si vous voulez voir les LIGNES DE NASCA: DEPECHEZ-VOUS!!!!!
Puis nous avons refait 2h de bus pour rejoindre Ica qui nous est apparue de suite comme une ville assez sale et pleine de bruit... On a filé dans une cave productrice de PISCO : la bodega El Catador. Après une visite et des explications sur le mode de fabrication de la boisson la plus bue du Pérou (un genre d'eau de vie de raisin), nous avons eu droit à une dégustation!!!!
Vignes

Pour la distillation
Et forcément qui dit dégustation dit..... achat!
N'ayant pas accroché avec Ica, nous avons décidé d'aller passer la nuit à Huacachina, une oasis dans le désert avec les dunes de sables et tout le tralala.
L'espace d'une nuit donc nous nous sommes retrouvées au "Cancun du pérou"....
.... au milieu des américains et des anglais et de toutes les nationalités d'ailleurs (sauf péruvienne!). Au début un peu rétiscentes à ce genre de lieu et d'ambiance (le bar au bord de la piscine et compagnie!), nous avons finalement passé une très bonne soirée et pratiqué notre anglais!!
Le réveil du lendemain matin a été assez rude....puisqu'il n'a pas sonné et qu'on s'est réveillé en catastrophe pour prendre le bus direction Lima.
Ah! LIMA tu nous avais fait bien mauvaise impression au début du voyage, mais nous ne venions pas te voir toi, nous venions chercher autre chose dans ce beau pays et à présent nous te retrouvons.
Lima ou la ville grise car il n'y fait pas un temps super sympa de juin à décembre... à présent nous sommes à même d'apprécier une capitale sud-américaine, tout y est démesuré, tout bouge, tout fourmille, c'est tellement plein de vie! En arrivant chez Antonio, on a pu voir qu'un groupe de français assez nombreux était arrivé. On a posé nos sacs et pris les bus locaux pour rejoindre le centre ville et le quartier Miraflores qu'on n'avait pas eu le temps de voir en Mai. Dernier tour dans les boutiques avant d'aller manger Plaza de Armas alors que la fête nationale battait son plein. Le 28 juillet au Pérou on fête l'indépendance du pays.
Aujourd'hui, nous allons déjeuner avec Antonio et sa famille après avoir récupéré Henrianne, qui était arrivé en même temps que nous et qui repart un jour plus tard.... Feliz veintiocho!!!!
Une dernière nuit têtes bèches sur un matelas
de 90 au sol....
Ce pérou nous aura vraiment tout fait...
découvrir sur lui, sur nous...
ADIOS PERU!
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Publié à 05:22, le 28/07/2008 dans La vuelta hasta Lima, Lima Mots clefs : |
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Jeudi 24 Juillet 2008
Buenas, buenas...
On vous voit d'ici: "Oh lalalala, mais elles arretent pas de bouger ces deux là...!" Et ben oui, à l'heure où nous vous écrivons, il ne nous reste que 4 jours à vivre au Pérou alors on en profite "al toqué" comme ils disent ici!
Si vous avez suivi notre périple vous devez savoir que nous avons quitté Puno Samedi matin... à bord d'un bus de OUF!! Nous étions au premier étage et aux premières loges car la vitre avant était panoramique. Il nous en faut déjà pas beaucoup pour dégainer nos appareils photos, mais alors là... on en a pris pleins les yeux! De l'altiplano, des lacs, des alpagas, des vigognes, des volcans... notre voisin de droite devait se demander quelle mouche nous avait piquées!
Bref. Après tant de merveilles nous avons dit, comme les Incas l'avait fait avant nous "Ari, Quipay!": OUI, NOUS RESTONS! C'est (soit disant) de cette phrase que la ville tire son nom.
Arequipa est le deuxième plus grande ville du Pérou et elle vit à cent à l'heure! Elle est aussi appelée "Ville Blanche" car la plupart des habitations et des batiments sont construits en "sillar", roche volcanique de couleur.... blanche. Les arequipeños ont pour habitude de dire que la Lune a oublié d'emmener Arequipa quand elle a quitté la Terre. Si c'est pas joli tout ça!
Cette ville typiquement latino-américaine nous a de suite enthousiasmées. Pas seulement parce qu'on y est arrivé le samedi et que "samedi c'est sortie!" Mais aussi parce qu'elle est trépidante dans tous les sens du terme.
Géographiquement d'abord, Arequipa est batie au pied d'un volcan en activité, Le Misti, dont la dernière éruption date de juin 2001. Ici, on sent cette puissance naturelle à 17 km du centre ville et on imagine assez bien la rapidité avec laquelle tout pourrait etre dévasté si le volcan venait à faire des siennes.
L'expansion de la ville est suprenante et hallucinante. Il est complètement fou de voir les barrios remonter sur les flancs du volcan. Pour beaucoup de péruviens, il semble qu'Arequipa soit une Terre promise, où il fait bon vivre, où il y a du travail et moins de délinquance et de pauvreté qu'à Lima. Au jour d'aujourd'hui elle compte 760 000 habitants et siège à 2300m d'altitude.
Idéologiquement aussi Arequipa se distingue de toutes les autres villes du Pérou. Les habitants de la ville sont fiers d'etre arequipeños avant d'etre péruviens. Ils ont toujours été en désaccord avec la capitale et revendiquent leurs différences. Ils détestent tous les limeños! (habitants de Lima)
Comme on l'a dit... samedi c'est.... nous avons donc entamé une "tournée" des bars à 20h et l'avons terminé à minuit, histoire de se meler à l'épicurisme des autoctones.
Dimanche matin, on s'est octroyé une grasse matinée et un petit déj au soleil sur la terrasse de notre hotel. A 11h30, le bus pour le canyon de Colca nous attendait. En avant guingan!
La route traverse un désert rocailleux et passe à plus de 4800m d'altitude (notre record!), avant de replonger sur Chivay, petite ville touristique et sympathique qui marque le début du deuxième plus profond canyon du monde. Le premier se situant à quelques km de là (Cotahuasi).
Etant informées de l'existence de bains chauds naturels dans le coin, nous y avons courru! Un peu déçues à l'arrivée, c'est un bain de touristes que nous avons pris, dans une véritable piscine à l'européenne.
Nous sommes rentrées "le froid dessus" à Chivay et c'est seulement au restaurant autour d'un feu de cheminée et d'un maté que nous avons retrouvé nos couleurs!
Autour de notre feu, nous n'étions pas seules! Nous avons rencontré un guide, Jaime, qui nous a proposé de nous conduire au village suivant Yanque le lendemain matin.... histoire de nous éviter de prendre le bus local de 4h00. Lundi matin, nous avons donc retrouvé Jaime à 5h30 (houhou!!! fraiches) et nous avons embarqué dans son gros 4*4. Il nous a déposé comme prévu à Yanque et là... notre petit ange gardien n'était pas très matinal, lui... on pensait arriver à trouver un transport pour Cruz del Condor mais ... rien! Nous avons attendu dans le froid, le très froid, le gelé, pendant 1h30... A voir tous les cars de touristes de m**** nous passer devant. BREF!
Nous étions bien contentes quand nous avons trouvé un bus et après 1h30 de trajet enfin le mirador du Cruz del Condor!
Nous avons pu admirer la danse des condors, animal mythique des Andes. Certes ce n'est qu'un oiseau, mais alors WAOW! qu'est ce que c'est impressionant. On vous signale que c'est le plus gros volatile au monde qui peut atteindre 2.80m d'envergure. Quand ils nous passaient à 7-8m au dessus de la tête, on en menait pas large! Les condors, c'est la classe!
Cet endroit du canyon est réputé pour présenter des thermiques ascendants le matin et le soir, que les condors empruntent pour monter et monter, sans battre une seule fois de l'aile.
Vers 10h, le défilé était fini et nous avons repris nos sacs à dos et nos jambes direction Cabanaconde. 2 heures de marche sur la route puis sur des sentiers, le long de la faille de plus de 3200m de profondeur par endroits.
Cabanaconde est le dernier village desservi par les bus, c'est donc un point de départ pour de nombreuses randonnées. Nous nous sommes vite installées dans un petit hotel fort rustique et avons piqué un petit roupillon. Avec ce qui nous attendait ce n'était pas de trop!
Nous avons sillonné dans les petites ruelles très calmes de Cabanaconde jusqu'à ce qu'une porte s'ouvre et qu'on nous invite à bras ouverts à prendre part au mariage. A l'intérieur, folle ambiance... Un mariage à la péruvienne, ça dure 3 jours où on mange, où on danse et surtout où on boit! On a échappé à rien et quelques minutes plus tard on était prises dans une folle ronde de Huayno (et oui encore!) un verre de chicha (bière de maïs artisanale, très artisanale!) à la main. Difficile de dire non à ces gens qui veulent tout nous faire partager alors que nous on arrivait les mains vides. Mais la chicha, c'est lourd et dur à digérer pour nos petits estomacs (surtout celui de So).
Depuis notre départ d'Andahuaylas c'était notre seul vrai partage avec des locaux et ça nous a fait un bien... Pas de photos parce qu'on a pas voulu entâcher ce moment unique parmi ces gens non pervertis par le tourisme de masse.
La nuit a été très difficle pour So..... la chicha est pas passée du tout mais alors du tout. Elle est même ressortie! Et du coup la petite ballade prévue pour le lendemain a été annulée. On a profité d'un mirador proche du village pour admirer une dernière fois le canyon et avons repris un bus pour Arequipa.
Jeudi matin, nous sommes parties à la découverte de la "ville derrière le sommet" (en aymara ari- quipa). Première halte au couvent de Santa Catalina... un peu sceptiques au début ( l'entrée était quand même assez chère), nous n'avons pas été déçues du tout.
Ce monastère fut construit en 1580 par une veuve fortunée. Elle sélectionnait soigneusement les nonnes en acceptant que les jeunes filles issues des meilleures familles espagnoles (la dot allait avec).
A Santa Catalina chacune des 450 nonnes disposaient d'une à quatre servantes/esclaves et conservaient un train de vie de la haute sociéte.
Après environ trois siècles, le Pape Pie IX chargea une soeur dominicaine de restaurer la discipline. A compter de cette époque, le monatère s'enveloppa de mystère. Il paraît que les nonnes ne pouvaient même pas se parler entre elles!
En 1970, Le maire d'Arequipa obligea le monatère à se moderniser et l'ouvrit au public.
Aujourd'hui, environ 30 religieuses continuent de mener une vie recluse dans des bâtiments isolés.
Lieu déconcertant et paradis des photographes, il occupe 20 000m2 et forme presque une citadelle au coeur de la ville, une ville dans la ville.
Encore une fois les photos parlent d'elles mêmes: on se serait cru entre le Maroc et l'Andalousie et on a pas regretté ce petit voyage.
En sortant de ce microcosme coloré, il nous fallait de l'air!!! Nous avons pris le chemin des miradors de la ville: Yanahuara et Cayma surnommé "El Balcòn". A Cayma, on est même monté sur le toit de l'église pour pouvoir admirer la vue!
L'après-midi a été dédiée à du shopping... rien de très passionnant donc pour vous!
Ce matin, nous avions décidé d'aller nous émouvoir quelques instants sur la tombe de Juanita, la petite princesse des glaces. Histoire touchante de cette petite fille de 12-13 ans sacrifiée par les Incas, en offrande au volcan Ampato.
En 1992, Miguel Zarate et Johan Reinhard partaient en expédition sur le Nevada Ampato 6310m, profitant des éruptions du volcan voisin le Sabancaya qui avait fait fondre la neige sur le site.
Au sommet du volcan ils ont découvert une tombe vide et une table de sacrifice, très bien conservées. Hasard de l'histoire, un des deux en regardant dans le cratère découvrit une masse suspiscieuse........ (hou suspense)
Il s'agissait en fait de la momie baptisée ultérieurement Juanita qui grâce à une conservation dans le glacier pendant 500 ans était restée quasi intacte. La fonte du glacier occasionnée par l'éruption voisine a permis sa découverte. ( c'est ouf!)
Les Incas ne pratiquaient pas couramment les sacrifices humains. mais pour apaiser les Dieux et éviter les catastrophes naturelles, ils avaient recours à des offrandes d'enfants (uniquement).
Plusieurs momies ont été ainsi retrouvées sur le territoire inca:14 en tout, toutes sur des volcans.
Des études ont permis de déterminer les circonstances de la mort de Juanita: après lui avoir fait boire une liqueur de chicha ( la pauvre elle a du avoir mal à l'estomac!!), elle s'est endormie et le prêtre suprême lui a assené un coup de sceptre sur la tempe droite qui a causé sa mort.
Après avoir récupéré nos billets de bus pour Nazca, nous avons déjeuné au marché et avons refait une après midi shopping "pour toi public!"
... Certaines prennent des photos sympas.... d'autres moins!
Ce soir, bon resto en prespective pour pseudo clotûrer le voyage... puis on essaie de fermer les sacs!!
¡ HASTA LUEGO !
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Publié à 01:48, le 25/07/2008 dans Ari Quipay, Arequipa Mots clefs : |
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Vendredi 18 Juillet 2008
Aujourd'hui on vous écrit d'un autre pays que le Pérou! On n'a pas résisté à passer une frontière pour en savoir plus sur nos amis les Incas. Petit indice :
Nous avons quitté notre super hospedaje de Cuzco lundi matin à 7h15 direction le Terminal terrestre.
Vers 8h30 notre bus pour Puno a (enfin) démarré! Contrairement aux autres gringos, nous ne sommes pas parties avec Cruz del Sur mais avec une compagnie plus locale pour moitié prix. Du coup on a voyagé à la péruvienne avec nos voisins qui ne cessaient pas d'acheter à manger par les fenêtres dès que le bus s'arrêtait!
La route pour Puno traverse une partie de l'altiplano péruvien: c'est magnifique et très impressionant... du JAUNE à perte de vue!
6 heures après avoir quitté la capitale inca, Le Lac s'est présenté à nous: du BLEU à perte de vue!!
Puno nous est apparue tout de suite comme une ville moins touristique que Cuzco... mais aussi moins belle.
Ici, pas de moto taxi mais des rickshaws (vélotaxis) malgré l'altitude de 3800m. Apparement les péruviens de la région du lac possèdent une cage thoracique modèle supérieur avec un supplément en globules rouges.
Après s'être installées dans un petit hotel, nous sommes parties à la découverte du centre de Puno et avons fait un petit crochet par le musée de la Coca... petites explications pour les intéressés:
Le terme "coca" se rencontre dans le vocabulaire aymara (région du lac) sous la forme "koka" qui signifie "arbre".
L'arbre à coca peut atteindre jusqu'à 6m de haut et seules les feuilles sont récoltées. Il est cultivé entre 600m et 2000m d'altitude et nécessite beaucoup d'humidité.
La consommation de coca en Amérique du Sud remonte à plus de 3000 ans avant J.C: des poteries représentant des visages machant la coca ont été retrouvées.
La coca était considérée par les incas et les pré-incas comme un cadeau de Dieu. On lui attribue encore aujourd'hui 4 fonctions principales:
1. Fonction alimentaire: machée son jus délivre au corps humain des protéines, du calcium, du fer et des vitamines multiples. De plus elle constitue un coupe-faim bioen utile pour les paysans péruviens.
2. Fonction médicale: le principe actif de la coca a été utilisé très tôt en tant qu'anesthésique notamment lors de trépanation crânienne pratiquées par les pré-incas. De plus, encore aujourd'hui un pansement de feuilles de coca machées accélèrerait la cicatrisation de la plaie. Consommée en infusion (maté), la feuille de coca soignerait d'autres maux: stomacaux, mal d'altitude...
3. Fonction religieuse: les péruviens pratiquent beaucoup "l'offrande", notamment à la Pachamama (Terre nourricière) et la feuille de coca est toujours présente dans ces offrandes. Une offrandes comprend toujours un "quinto" trois feuilles de coca ensembles que l'on brûle après avoir fait un"voeu".
4. Fonction mystique: pour les anciens, le destin pouvait se lire dans les feuilles de coca.
Concernant l'effet "drogue", il faut savoir que la coca contient 12 alcaloïdes et qu'un seul permet de produire la cocaïne (après de multiples adjonction d'autres produits charmants...).
Les péruviens ont une légende intéressante qui permet d'expliquer cet effet pervers de la coca... on peut pas résister on vous la fait en espagnol :
"... Guarden con amor sus hojas y cuando sientan dolor en su corazòn,
hambre en su carne, y oscuridad en su mente...
Llévate a la boca las hojas sagradas y encontraras...
Amor para tu dolor, repuesta a tus interrogantes, alimento para tu cuerpo... y luz para tu mente.
Pero si el hombre blanco tocara las hojas sagradas, sólo encontrara en ellas veneno para su cuerpo
y locura para su mente..."
Mardi matin, nous avons embarqué sur un bateau pour l'île AMANTANI... cherchez vous même!!!
 
Nous n'étions pas seules sur le plus haut lac naviguable du monde!
Après une heure de navigation, nous avons fait une halte sur les îles UROS qui sont des îles flottantes. Et même si le mode de vie des habitants est intéressant, le tourisme a malheureusement tout déformé: les bateaux arrivent à la queue leu leu, on passe 30 minutes sur une des 100 îles pour acheter des souvenirs (ce qu'on a pas fait!) et faire une photo recuerdo.
Ces îles sont complètement faites en totora (roseaux). Celui-ci est aussi utilisé pour construire des embarcations, des habitations et même comme aliment!
3 heures de bateau plus tard, nous découvrions AMANTANI et Olga, chez qui nous allions passer la nuit. Ayant apporté des provisions, nous avons cuisiné toutes les trois et avons déjeuné ensuite avec son mari Zacharias.
Le ventre bien rempli (ah les papas!!), nous sommes parties à l'assaut des montagnes de l'île dédiées à la Pachamama (Terre Mère) et à la Pachatata (Terre Père). De là haut nous avons assité à notre premier coucher de soleil à plus de 4100m d'altitude et...... WAOUW!
Nous avons diné avec Olga et sa famille. Zacharias s'est improvisé professeur de "pichar" (action de macher la coca)... après avoir pris connaissance de tous ses bienfaits, il fallait la goûter la feuille sacrée!! Olga, quant à elle, nous a fait une démo de lecture de l'avenir dans les feuilles. Un moment sympathique et authentique!!
Une fête était organisée sur la Plaza de Armas du village et pour l'occasion Olga nous a déguisées avec les costumes traditionnels de l'île (ses vêtements), et nous sommes parties rejoindre les autres touristes déguisés. Nous avons dansé un huayno bien moins savoureux qu'à Andahuaylas!
Mercredi : journée à thême ¨transport¨. Nous avons décidé de faire un petit crochet par la Bolivie : difficile de quiter le lac sans avoir vu l'Isla del Sol, berceau de la civilisation inca. Nous avons donc repris le bateau pour Puno puis un bus pour Copacabana.
La frontière s'est passée facilement et pas de grande différence de l'autre côté, sauf :
- qu'on a un nouveau tampon sur notre passeport (et la Bolivie, c'est la classe!) ;
- qu'on a des bolivianos dans notre porte-monnaie ( 1 euro = 4 soles = 10 bolivianos) ;
- qu'on s'est rapprochées un tout petit peu de vous en avancant notre montre d'une heure.
Copacabana est un village tranquille avec surtout une très jolie cathédrale (vous reconnaîtrez sûrement le style andalou).
Nous avons eu droit à notre arrivée à une chambre avec salle de bains privée (grand luxe!) et surtout à de l'eau CHAUDE (et la douche, au point où on en était, c'était pas du luxe!!!).
Jeudi matin, nous avons embarqué direction Isla del Sol. Et à notre arrivée, nous n'avons pas été décues : c'était magnifique!
L'Ilsa del Sol est le lieu de naissance légendaire du 1er Inca Manco Capac, de sa soeur épouse Mama Ocllo, et du Soleil lui-même.
(alors comment rater ca?)
Elle possède de jolies plages, et des ruines pré-incas, notamment le Rocher du Puma Sacré ("Titi Khar'kha" en Aymara), qui aurait, dit-on, donné son nom au lac.
Nous avons traversé l'île à pied du nord au sud. Belle balade sur une crête avec pour paysages le Pérou à notre droite, et la Bolivie à notre gauche avec la Cordillère orientale et ses hauts sommets enneigés ( L'Illantu culmine à 6421m)... de quoi devenir photo-hystérique!
Nous avons décidé de passer la nuit sur l'île et avons trouvé une petite chambre à Yumani avec vue sur l'Isla de la Luna, et les Andes en fond! Rien à dire...
Nous voilà aujourd'hui de nouveau de passage à Copacabana. Petite séance "shopping" avant de repasser la frontière. On dort à Puno ce soir et on part pour Arequipa demain. Besos a todos!
! HASTA LUEGO !
Pour nos papas curieux, sachez que vos filles sont pleines de ressources. Même en partant à deux en voyage, elles trouvent toujours un "3ème photographe" : leur bras, un péruvien sympa ou autre...
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Publié à 11:42, le 18/07/2008 dans El Titi Khar ka, Copacabana Mots clefs : |
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Dimanche 13 Juillet 2008 :
Et oui, ça y est , on l'a fait! Et une chose est sûre : on s'en rappelera toute notre vie (et ce, pour différentes raisons...). Mais avant de vous en dire plus, reprenons nos aventures à... jeudi matin!
Nous avons quitté Cuzco à 6h15 dans un bus bien local. Celui-ci nous a déposé à quelques kms de Maras. Nous avons alors quitté la route goudronnée et "seules au monde" avons marché sur un sentier dans la pampa. Le paysage était magnifique, nous avions quitté les touristes de Cuzco et nous nous dirigions tout doucement vers le Machu... Bref, tout allait bien, il y a qu'à voir d'ailleurs la tête de So!
Au bout d'une bonne heure de marche, au détour d'un virage, elles sont apparues : les Salines! Nous nous y attendions mais c'était bien plus impressionnant que ce qu'on pouvait imaginer! Au milieu des montagnes, s'étendaient devant nous des milliers de bassins remplis de sel, et c'est tout simplement hallucinant!
Bien intriguées par ce spectacle, nous sommes descendues pour en savoir plus. En fait une source d'eau tiède et (très)salée sort de la montagne à cet endroit. Grâce à un réseau de canaux, elle se distribue à tous les bassins du site. Chaque bassin se remplit d'environ 10 centimètres d'eau et lorsque celle-ci s'évapore, il reste le sel. Celui-ci est ensuite récolté pour divers usages : sel de table, sel de boulangerie, sel pour les animaux.
Les bassins les plus sombres ont vu leur sel récolté, les plus blancs sont encore pleins de sel
Puis nous avons repris notre chemin et sommes descendues dans la Vallée Sacrée. Le paysage était bien différent de la pampa précédente. Nous avons vite retrouvé la route et grimpé dans un combi direction Ollantaytambo. Nous avions donc fait une bonne ballade de 3 heures.
Ollantaytambo nous a tout de suite plu. Pour changer, il y avait beaucoup de touristes... mais l'ambiance y semblait plutôt sympathique. Ce petit village situé à 2800m est l'un des rares à avoir conservé le plan d'urbanisation inca, on peut encore y voir la rigole d'eau qui permettait une distribution au villageois à l'époque. Aujourd'hui, elle constitue plutôt une évacuation.
Sitôt nos sacs posés dans une "hospedaje" et notre appêtit rassasié, nous avons pris notre billet d'entrée pour les ruines. N'ayant pas souhaité investir dans le "boleto touristico" qui donne accès à de multiples sites, nous avons payé le prix fort! Ca en vallait la peine car les ruines d'Ollantaytambo représente le dernier bastion inca avant la défaite finale.
Après sa défaite à Saqsawayman, Manco Inca est allé s'y réfugier. Ce site est à la fois une forteresse et un sanctuaire et c'est là que les Espagnols perdirent une bataille majeure! En 1536, Hernando Pizzaro tenta de capturer Manco Inca.
Assaillis par une pluie de flèche projetées du haut des terrasses, les hommes de Pizzaro ne parvinrent pas à grimper jusqu'à la forteresse. Pizzaro donna alors l'ordre de la retraite .
Toutefois Manco n'eut guère le temps de savourer sa victoire, les espagnols revinrent avec une cavalerie 4 fois plus importante et l'Inca fut contraint de se réfugier dans son fort de Vilcabamba, en pleine jungle.
Toujours aussi perfectionnistes
Nous nous étions levées à 5h pour pouvoir partir au plus tôt, à 9h nous tombions de sommeil et n'avons pas trainé pour aller rejoindre notre bon lit... surtout que vendredi matin il fallait remettre ça au niveau horaire de lever, histoire d'arriver à attraper un transport.
Pour les personnes cherchant de l'info sur les différents moyens d'aller au Machu Picchu: plusieurs options
- iNCA TRAIL: 4 jours de marche en suivant le chemin de l'Inca : 350 euros mas o menos
- PRENDRE LE TRAIN CUZCO - AGUAS CALIENTES ou OLLANTAY - AGUAS CALIENTES : 38 euros
- "HORS DES SENTIERS BATTUS": celle que nous avons choisie
Vendredi matin, à 7h sur la Plaza de Armas d'Ollantaytambo, nous apprenions (imaginez notre joie!) que le seul transport qui allait dans la direction qui nous interressait SANTA MARIA / SANTA TERESA passait à 10h!!! On a dû demander à tous les combis de la place et au bout d'une heure, résignées nous avons fini par nous asseoir et par attendre... attendre...
Jusqu'à ce qu'un petit pedrolito vienne à nous pour nous demander si, par le plus grand des hasards, nous n'allions pas en direction de Santa Teresa. Commencant à être habituées à la rengaine péruvienne concernant les prix des transports, nous avons répondu tout sourire " Si para cuanto?" et là.... Miracle dans les Andes: enfin un prix correct: 30 soles chacune (5 de plus qu'avec le bus local). Cette option nous a de suite laisser miroiter le temps que nous pouvions gagner et nous nous sommes donc retrouvées dans un bus pour touristes... vide!!!! Le chauffeur allait chercher des clients à Santa Teresa!
La route était hallucinante (et oui encore!) Nous avons une fois de plus battu des records de dénivelation: Abra de Malaga (col de Malaga) 4316m - Santa Teresa 1990m! Nous sommes donc passées de la Puna (plaine de très haute altitude) à la jungle.
On doit l'avouer, on ne s'attendait pas vraiment à arriver au milieu des bananiers! Mais quel bonheur de voir à quel point le Pérou est hallucinant... on a l'impression de voir plein de pays en un...
Nos chauffeurs étaient vraiment sympas et on peut dire qu'ils nous auront tout fait!
Le coup de la panne...
Le coup de l'éboulement et de l'explosion à la dynamite du rocher trop gros pour faire autrement...
Bon, après y'a eu le camion sur la route... bref après 6h de route on a fini par arriver à destination. Il s'agissait alors de trouver un taxi pour nous mener jusqu'à IDROELECTRICO, point de départ de la voie ferrée... (pour les futurs "aventuriers" ne pas payer plus de 5 soles par tête).
ENFIN..... el ferrocarril!!!
.... que nous allions suivre 2h30 durant à pied afin de rallier AGUAS CALIENTES:
Forcément, ce genre d'expérience se prête assez bien aux photos:
Le fameux train
Marcher le long d'un chemin de fer s'est avéré assez fatiguant, même si c'est quasi plat, nous avions le choix entre sauter de lattes en lattes ou marcher dans les cailloux.... parfois un petit chemin se dessinait sur les bas côtés.
Au final, nous avons suivi le fleuve Urubamba et contourné la cité perdue du Macchu Picchu: dont nous avons pu admirer les "fesses"!
Après 2h30 de marche, rythme assez soutenu, nous arrivions enfin à AGUAS CALIENTES ( dite Macchu Picchu pueblo!), épuisées et dévorées par les moustiques. Mais pas des tinettes comme chez nous ! Ils sont tout petits et ressemblent à des moucherons, mais ils nous ont bien eu... la nuit ça nous réveille tellement ça nous démange.
Nous avons juste pris le temps d'une douche avant de repartir acheter nos boletos d'entrée pour le Macchu le lendemain ainsi que la montée, et non la descente, en bus jusqu'au site: C'est une option que nous avons choisi, nous voulions nous économiser les cuisses car la montée de Aguas jusqu'au Macchu prend 1h, et nous avions comme projet de gravir le Wayna Picchu. Grimpette qu'on nous avait décrite comme assez difficile.
Nos billets en poche, nous avons visité Aguas Calientes qui ressemble à une station de ski des Alpes.... en pleine jungle! Un peu bétonnée mais ça a été assez agréable de s'y promener.
Puis vite vite au lit!!!! Une fois de plus le réveil était réglé sur 4h45, afin de prendre un des premiers bus pour le Macchu.
Et oui le Pérou c'est pas de tout repos si on veut éviter un minimum les groupes, les cars entiers de touristes (que nous sommes!). Le premier bus part d'Aguas à 5h30, et à notre descente dans la rue force a été de constater que nous n'étions pas les seules à vouloir voir le lever de soleil sur le Machu Picchu! En plus de ça.... il pleuvait, nous étions carrément dans les nuages! Ça s'annoncait un peu..... décevant disons.
Pour couronner le début de cette journée tant attendue, il s'avérait qu'il n'y avait plus de place disponible pour monter en haut du Wayna Picchu. Cette ascension est limitée à 400 personnes par jour. Nous avions tenté de mettre toutes les chances de notre côté mais apparement nous avions échoué.
Ça une merveille du monde, ne se seraient-ils pas trompés?
En espérant l'arrivée du soleil, nous avons pris le petit déj..... face aux nuages! Et avons réussi à nous greffer sur un groupe de visite en anglais.... gratis! On est vraiment pleines de ressources! Pour la petite histoire......
Personne ne connaissait l'existence du Machu Picchu avnt que l'américain Hiram Bingham ne le découvre en 1911.
Il recherchait en fait la cité perdue de Vilcabamba où s'était enfui Manco Inca après sa défaite.
De nombreuses hypothèses ont été émises quant à la fonction de ce site: un centre de formation inca, une cité de femmes élues, et la plus probable un sanctuaire ainsi qu'un point de contrôle sur toute la vallée sacrée (on s'en rend bien compte en haut!)
Le Machu Picchu ("vieille montagne") aurait été abandonné par le peuple inca suite à la défaite de Ollantaytambo, par peur que les espagnols ne découvrent la cité.
On retrouve en son sein plusieurs secteurs: celui des temples, dont le temple du soleil, un palais royal, des tombeaux, un quartier résidentiel (1800 personnes vivaient là), un industriel, un bloc carcéral... Le tout surplombé par un sommet le Wayna Picchu ("jeune montagne") culminant à 2700m.
Le guide était parfait! Il nous a rassuré sur le temps et au moment opportun nous a envoyé à la billeterie du Wayna où finalement nous avons pu obtenir des pass.
Après avoir fait un premier tour du site nous avons commencé, avec la despedida des nuages, à apprécier l'incroyable lieu dans lequel nous nous trouvions.
Le temple du soleil
Voyant le temps se découvrir, nous avons décidé d'entamer l'ascension du Wayna
45 min de montée.... des marches, des marches et encore des marches.... totalement irrégulières.
Mais une fois en haut, nos efforts ont été récompensés, on en est restées sans voix.
On l'a fait!
Descente un peu vertigineuse et retour sur le site pour prendre LA photo carte postale, qu'on a tous vu 100 fois, mais qui pour nous a aujourd'hui un tout autre sens.
Finalement, ils se sont pas trompés.... MARAVILLOSO!
Puis c'est déjà l'heure de redescendre.... on a eu du mal à le quitter mais 3h de marche nous attendaient. La descente a été très dure pour les cuisses.... encore des marches, toujours des marches....
Nous avons récupéré nos sacs à Aguas et c'est reparti pour le ferrocarril dans l'autre sens
2h15 plus tard nous sommes arrivées à Idroelectrico..... sur les genoux!!! et là c'est le drame! Pas de voiture pour nous ramener à Santa Teresa. Heureusement nous étions plusieurs dans le même cas et une péruvienne a télephoné pour qu'on vienne nous chercher.... Après 1h30 d'attente, un taxi est arrivé dans lequel nous nous avons embarqués à 12 plus les sacs.
Nous avions prévu de prendre le bus pour Cuzco à 21h, mais aucune voiture ne pouvait nous ramener à Santa Maria. Nous sommes donc restées sur place et avons profité des bains de Cocalmayo... le rêve après une journée pareille!
Ce sont des bains naturels d'eau chaude très légèrement souffrée. Ça nous a bien détendues avant d'aller au lit.
Aujourd'hui dimanche... pas de repos pour les guerriers! Le réveil a sonné à 4h car c'est la seule heure dans ce pays de fous où, apparemment on peut quitter Santa Teresa!!!! dixit le patron de notre hotel (?)
Nous voilà donc en voiture à 4h30, ravies!
Arrivée Cuzco 11h, DDDDDDOOOOOUUCHE. Pour notre dernière journée à Cuzco, nous errons dans les rues pour essayer d'en profiter mais nos jambes ne nous portent plus! Il est 19h30..... Bonne nuit!
¡ HASTA LUEGO !
CHAPEAU à ceux qui ont trouvé les 3 animaux fétiches des Incas:
le serpent pour le savoir
le puma pour la force
le condor pour la paix
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Publié à 10:18, le 13/07/2008 dans Objectivo : Macchu Picchu, Cuzco Mots clefs : |
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Mercredi 9 Juillet 2008
¡Alling yachu (bonjour) a todos y Bienvenidos en el Cuzco!
Comme vous le savez ça y est Lundi nous avons quitté notre petite province d'Apurimac pour rejoindre Cuzco. On vous épargne les adieux qui ont été très difficiles, bien plus que ce que nous pensions.

Le voyage en bus s'est avéré un peu difficile jusqu'à Abancay (1/3 du trajet) car la piste était vraiment horrible. A partir de là, le voyage a été beaucoup plus calme puisque nous avons retrouvé le doux contact de la route gourdronnée. Le paysage était à couper le souffle, entre ciel et terre à plus de 4000m d'altitude... décidement le Pérou semblait avoir encore bien des choses à nous offrir.
Por la carretera....
En traversant le Rio Apurimac, nous passons en territoire Cuzceño,
un grand pas pour nous....
Nous passons de multiples cols, à proximité de sommets atteignant les 6000m d'altitude, et 10 heures après notre départ.... enfin la voilà la capitale inca. Bien plus grande que nous ne nous l'imaginions...
Attention Cuzco nous voilà!
Pour le plus grand bonheur des curieux, nous allons nous improviser guide... les moins curieux (bouhhhhh! incultes) pourront sauter ce paragraphe qui leur apparaitra sans grand interêt!
Selon la légende, au XIème - XIIème siècle, le Dieu INTI (Soleil) envoie son fils Manco Capac (1er Inca, le mot inca signifiant Empereur) et sa soeur épouse Mama Ocllo trouver le nombril du monde (Qosq'o en quechua).
Pour trouver ce lieu, il doit pouvoir y enfoncer un batôn d'or dans le sol jusqu'à ce qu'il disparaisse.
L'ayant trouvé, il fait de Qosq'o la capitale de son empire.
Le neuvième Inca Pachacutec amorce la sanglante expansion de l'Empire. En effet, il semble qu'avant le règne de celui-ci les Incas n'étaient qu'une population parmis tant d'autres au Pérou. Pachacutec est le véritable édificateur de la cité de Cuzco à laquelle il donne une forme de puma (en suivant un plan à damier, rue étroite et pavée).
Tupac Yupanqui, fils de Pachacutec, a poursuivi l'expansion de l'Empire. A sa mort, celui-ci s'étendait de Quito (en Equateur) à Santiago (au Chili).
Plusieurs génération plus tard ( en tout 12 se sont succédées à Cuzco), deux frères ennemis, Huascar enfant de Cuzco et Atahualpa originaire Quito, se sont livrés une guerre civile qui a marqué le début de l'Empire Inca. En effet, le manque d'attention porté à l'arrivée des conquistadors a permis à ces derniers une inclusion en territoire inca.
En 1533, Francisco Pizzaro entre dans Cuzco tendent une embuscade à Atahualpa qui tentent de regagner sa liberté en vail. Après quelques mois d'emprisonnement, Pizzaro l'assasine et marche aussitôt sur Cuzco.
Les espagnols mettent alors sur le trône un Inca fantoche Manco Inca, qui tente désespérement de les chasser lors de la bataille de Saqsaywaman. En vain, il se réfugie dans la jungle. Les espagnols ont gagné.
Peu d'évenements ont bouleversé Cuzco depuis la conquête espagnols, hormis 2 grands séismes 1650-1950 et une révolte indienne menée par Tupac Amaru II en 1780.
C'est pas compliqué en arrivant, nous avons rejoint notre hospedaje, pris une douche et sommes sorties diner. Le moral était un peu bas. Nous sommes arrivées dans une ville péruvienne dans laquelle tout le monde parle anglais, où les prix sont en dollars... Au premier abord Cuzco nous a déçues. Au milieu de tous ces touristes, les deux petites mamitas ont bien eu du mal à trouver leur place.
Comme nous avions prévu de partir tôt le lendemain matin, nous sommes allées a la cama! Le réveil a donc sonné à 5h30 et nous avons sauté dans nos pantalons destination Puente Grau pour trouver un combi allant vers Saqsawayman. A 7h sur place nous avions le site pour nous toutes seules. Meme pas de guichet pour payer!!! Nous avons donc visité seules au monde, le pied et on a pas payé en partant.
Confrontation de cultures.....
Ca c'est du caillou!
C'est qui la plus grande maintenant!
Puerta del sol.
Comme on avait été mises au courant d'une grève nationale pour les jours de mardi et mercredi, on se doutait qu'on aurait sdu mal à trouver un moyen de transport. On a essayé, et après quelques tentatives échouées, on a rendu les armes et on a décidé de visiter Cuzco.
On s'est reboostées moralement en se diant qu'on était dans une des plus belles villes d'Amérique du Sud, on a mis nos oeillères pour ne pas trop voir les touristes.... et à l'assaut de Cuzco! En tentant de sortir un peu des sentiers battus.
Ca c'est de l'ajustement vous voyez....
La particularité de Cuzco est que les espagnols ont construit la plupart de leurs édifices sur des fondations incas... ça se voit bien sur les photos. ¡Abran los ojos!
C'est au milieu du marché central que nous avons vraiment retrouvé nos repères, peu de touristes et enfin ça parlait castellano!
Mission accomplie
Suite à cette petite escapade et à de nombreux achats (oui, nous avons cédé à la tentation!)... nous voilà en route pour prendre un thé Plaza de Armas. Cette place est le centre névralgique de la ville, et ça se note très vite en voyant l'immense cathédrale (la plus vieille du continent) et la Campaña qui l'encadrent.

En rentrant nous avons acheté de quoi diner à l'hospedaje dotée d'une cuisine et n'avons pas fait de vieux os.
Ce matin, gros jour de grève.... pas une voiture dans les rues mais des policiers partout! Nous avons pris le chemin de Qorikancha, ancien Temple du Soleil. A l'arrivée des conquistadors les dominicains l'ont converti en couvent. Bien représentatif du metissage entre les deux cultures, nous y avons passé deux heures.
Derrière les arches, on apercoit les murs incas conservés par les espagnols.
Affûtez vos yeux..... vous pourrez distinguer (outre les américains!) les trois
animaux fétiches des Incas représentant tour à tour: le savoir, la paix et la force.... A vous de jouer!
Ce midi (enfin à 15 heures), nous nous sommes fait un petit steack d'Alpaga. Et oui on s'embête pas! C'est très bon.
Demain, nous reprenons la route direction le Macchu Picchu...
¡HASTA LUEGO!
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Publié à 11:25, le 9/07/2008 dans CUZCO, Cuidad imperial, Cuzco Mots clefs : |
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Dimanche 6 Juillet 2008 : Ca y est, on y est arrivées : après 2 mois passés à Andahuaylas, nous quittons notre casa, nos amis, nos petites mamitas et emportons avec nous un peu de chacun dans nos souvenirs. C'est donc avec le coeur gros que nous écrivons aujourd'hui... La journée de samedi était une grande journée pour "Semillas de Munay" (l'asso) : première vraie ouverture de la casa depuis le début. Pour fêter notamment l'ouverture de la bibliothèque aux enfants du coin, pour accueillir les nouveaux volontaires venus, et pour remercier ceux qui partaient, les mamitas des communautés étaient convoquées. Nous avons commencé par aider Raoul et Nieves à distribuer de la laine aux mamitas. La laine était attendue depuis plusieurs mois par celles-ci et avait enfin été livrée. Nous avons donc démêlé des grandes "pelotes" de laine, fait des lots par couleur, et servi les mamitas qui faisaient leur choix. Puis nous avons fait un peu de cuisine française pour participer à notre façon au repas du midi : quiche lorraine, gateau au yaourt (cuit au four solaire...s'il vous plait!) et sauce béchammel pour accompagner les nombreuses papas un peu "secas". Vers 13h, la cérémonie a enfin commencé. Raoul a ouvert les festivités avec un petit discours comme il sait si bien les faire. Il nous a entre autres remercié de notre venue et des soins que nous avons fait ici. Raoul avait à peine fini son discours et invité les gens à partager leur cuisine que nous avions toutes les deux dans les mains une assiette de "cuye" gentiment offerte par nos mamitas préférées, celles de Pacucha. Nous avons donc déjeuné ensembles et échangé notre béchamel contre un peu de "comida" typique. Les mamitas avaient également apporté leur artisanat et notamment les "chompas" (pulls) qu'elles avaient tricoté dernièrement. Puis c'est au son d'un violon et d'une sorte de "harpe" péruvienne que la fête a véritablement commencé. Les mamitas nous ont invité à nous joindre à elles pour danser le "Huayno". C'est une danse traditionnelle péruvienne oú on fait une ronde et où on tourne en piétinant. Bref a priori, rien d'exceptionnel... mais alors c'est crevant!!! Et à ce jeu là les mamitas sont bien plus fortes que nous. Impossible de s'asseoir 2 minutes, elles ne nous lachaient pas! Et après 4 heures de huayno, on peut vous assurer que vous ne rèvez que de vous poser un peu! Et c'est pas après avoir sorti la caña (et pure bien sûr) qu'elles se sont calmées! Bien au contraire, elles redoublaient de forme et nous entrainaient toujours plus avec elles. Un petit air de "Huayno"? http://www.youtube.com/watch?v=R1S0Ljh2km4 Vers 18 heures, la nuit tombant et les musiciens aussi, elles ont fini par partir. Chaque communauté à son tour, dans un petit combi. Les mamitas de Pacucha (nos préférées) sont restées les dernières mais il a bien fallu se dire aurevoir, et des larmes ont coulé dans les 2 camps, péruviens et toulousains... Il était alors temps de revètir nos déguisements pour la soirée... bravo à Mamanoruega! Nous avions en effet confectionné nous-mêmes des costumes de mamitas. Attention, les mamitas Ag et So étaient dans la place (petite pensée pour Piedra et Olibier)! D'autres ont joué le jeu... Notre soirée de despedida était particulièrement réussie. Mais nous avons été un peu déçues par l'absence de quelques péruviens (notamment les dentistes), peut-être effrayés par l'idée du costume. Aujourd'hui dimanche, nous sommes allées à la feria pour partager un petit ceviche au milieu des Andahuaylinos. Après quelques derniers achats et notre pique-nique pour demain en poche, nous avons repris le chemin de la casa où nous attendaient nos sacs à dos...vides à remplir! Pas facile de tout ranger, de vider nos superbes étagères... On a repoussé au maximum la "mise en sac" mais il a bien fallu s'y faire : demain matin à 6H30, nous quitterons San Jeronimo. Nous avons fait un dernier bilan de notre travail avec Nieves qui était en larmes elle aussi. Les aurevoirs se compliquent : ils se multiplient et sont tous assez douloureux. On s'y était préparé un peu mais c'est quand même dur. Vivement qu'on soit en haut du Macchu Picchu! ¡HASTA LUEGO!
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Publié à 12:49, le 7/07/2008 dans Nuestra despedida, Andahuaylas Mots clefs : |
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Vendredi 4 juillet 2008
Bip bip!!! Voila des petites noticias toutes fraîches.... parmi les dernières que nous vous donnerons d'Andahuaylas...
Mardi matin, nous avons poursuivi notre dernière semaine de consultorio. Nous avons posé nos derniers bridges à couronnes fenestrées et nos derniers postesos. Les mamitas paraissent ravies, le sourire de Delia en témoigne!
L'après-midi, nous sommes retournées à la Aldea... peu convaincus de ce que nous allions y faire. Au bout de deux mois, on a bien intégré que l'efficacité péruvienne laissait à désirer. Et en effet!!! Le fauteuil ne marchait toujours pas et la dentiste ne nous avait pas laissé de programme particulier. Nous avons juste fait mumuse avec notre nouvel ami: Gustavo le cepillo et notre appareil photo.
Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtées chez un photographe où nous avons fait "reveler" quelques photos pour faire des regalos. Nous avons laissé aussi un exemplaire du film de notre charla qu'il va nous monter sur DVD. Histoire que la prévention continue sans nous...
Nous avons aussi acheté nos billets de bus: destination Cuzco lundi prochain...
A la casa, nous attendaient 4 nouveaux colocataires français: des scouts de Bretagne. Ca nous a fait bizarre de voir NOTRE casa un peu plus remplie. On est quand même contentes de voir que l'association tourne bien.
Mercredi, matinée habituelle... Nous nous étions réservé l'après-midi pour faire un peu de couture.... Qué????? oui oui de la couture! Pour notre "despedida" de samedi, nous avons proposé une soirée déguisée, au grand bonheur des français et au grand étonnement des peruanos qui ne se déguisent paraît-il que pour Carnaval!!
Notre costume est du tonnerre. Ca va donner samedi soir.... On vous laisse mijoter dans votre jus..... suspense. Petits indices:
- on sera déguisées pareil toutes les deux
- difficile de nous repérer... on se mêlera aux locaux
Les paris sont ouverts, on attend vos propositions!
Mercredi soir, nous avons rejoint Nydans et Rose-Mercy pour une dernière pizzita. Après les avoir attendus une heure, ils ont fini par arriver (une jarre de sangria despues pour nous!). La soirée était sympa, teintée d'un peu de nostalgie de savoir que nous allions bientôt partir. Tous un peu fatigués nous ne nous sommes pas trop éternisés.
Jeudi... se passe de commentaires en ce qui concerne la matinée! Nous avons vu nos dernières patientes et vidé les tiroirs de matériel. ¡Que Pena!
Puis nous avons pris la direction de l'Aldea où croyez le ou pas: le fauteuil était réparé!! Mais toujours aucun programme de soins pour nous. Comme au consultorio de Nydans nous avons laissé du matériel... De toutes façons une après-midi très chargée nous attendait. On devait acheter un cadeau à Nydans, un à Patty qui fêtait ses 31 ans le soir même, passer au marché pour acheter des Mantas ( couvertures péruviennes très colorées), passer chercher le DVD chez le photographe, faire une tarte à l'oignon pour la soirée, et faire des lessives.... ouf, nous sommes venues à bout de tout! Nydans a eu un beau stylo, Patty une belle machine à café et nous des belles mantas (et des chaussettes propres!)
La soirée d'anniversaire de Patty était très sympa... en minorité française, on adore! Son frère, barman-cuisinier avait préparé des cocktails muy ricos. Au son des guitares nous avons chanté et dansé avant d'aller rejoindre notre fief: Le maxx'oh!
Ce matin, réveil très dur (couchées 4h, levées 8h), au son de la douce voix de Nieves "VAMOS CHICAAAAAAAAAAAAS!". Nous avons tous embarqué à bord d'un combi loué par l'asso en vue de faire une bonne "vuelta" (promenade) dans les vallées voisines. Côté dénivelation, on est descendu jusqu'à 2000m, ce qui ne nous était pas arrivé depuis 2 mois! Et on est monté jusqu'à 3400m... Sur la Cresta de Gallo, nous avons pu admirer un panorama à couper le souffle et faire quelques photos. Les Andes, c'est vraiment hallucinant, dommage qu'on ait pas un géologue avec nous!!!!
Sur le chemin du retour, nous avons déjeuné à Pacucha... et avons fait un dernier adieu à la Laguna que nous ne reverrons plus, snif...
Nous avons pris notre douche, sous le regard interloqué des 13 étudiants ingénieurs d'Alès qui ont débarqué aujourd'hui. La casa est plus que pleine, c'est aussi bien qu'on laisse notre place pour que d'autres projets s'accomplissent.
Nous nous voguerons vers des horizons touristiques, un pincement au coeur...
¡HASTA LUEGO!
Siempre....
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Publié à 11:54, le 4/07/2008 dans Lentamente una pagina se pasa, Andahuaylas Mots clefs : |
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Lundi 30 Juin 2008 :
Oyé, oyé! Etes vous toujours aussi nombreux à nous suivre? Les commentaires se font plus rares, en meme temps, notre compteur indique que les visites continuent d'augmenter. On espère que vous ne vous lassez pas trop, en tous cas nous on ne se lasse pas et on compte bien encore profiter à fond!
Comme prévu, samedi matin, nous avons bouclé nos sacs à dos pour un week-end ¨al campo¨. Oui d'accord, vu comme ca, on dirait qu'on partait pour un mois, mais en fait nos sacs étaient pleins d'habits chauds pour lutter contre une nuit surement très froide. Le plus difficile a été de mettre punkita dans son paquet cadeau : une vraie course-poursuite dans le jardin, dans la casa, et même jusque dans notre chambre! Un balai dans les mains de So, le carton dans celles d'Ag... Dommage qu'il n'y ait eu personne pour nous filmer... ca aurait fait un tabac sur You Tube!
C'est en collectivo (taxi collectif), que nous avons partagé avec 12 autres personnes et 6 bidons de lait, que nous sommes arrivées chez Paulina et Miguel.
Apparemment pas au courant de notre venue, ils n'étaient pas là. Et c'est Christian, leur fils de 11 ans, au sourire charmeur (et oui déjà à son âge!) qui nous a accueillies. Il a donc eu l'honneur d'ouvrir le paquet et de découvrir Punki!
Nous sommes allées nous balader en direction des ruines de Sondor, qui ne sont pas très loin de chez eux, mais nos petits estomacs nous ont vite rappelé l'heure du déjeuner. Nous sommes donc parties à la recherche d'une "tienda" pour nous approvisionner. En chemin, nous avons croisé Miguel qui rentrait. C'est donc "en famille" que nous avons préparé le repas, dans leur mignonne petite "cuisine améliorée" (c'est-à-dire que c'est une pièce séparée des autres et de laquelle la fumée peut s'évacuer.
Chacun sa méthode (et la preuve en image que So n'est pas petite dans ce pays!)
Miguel nous a appremment vite cernées, puisque l'après-midi il nous a proposé un atelier parfaitement adapté. Voyons si vous nous connaissez bien... Petits indices : notre matériel :
Nous avons donc passé plusieurs heures à confectionner des boucles d'oreilles en "semillas" (la Droguerie version "nature"...). C'était vraiment sympa de partager ce moment avec Miguel qui est lui aussi un mordu de la création de bijoux. Et on peut vous dire qu'il manie bien la pince!
Après ca, nous avons suivi Paulina qui rejoignait ses voisines pour une séance cuisine. Au programme : préparation de tamale (purée de maïs cuisinée avec sucre et cannelle, cuite à la vapeur dans des feuilles de maïs). Après avoir fait cuire les grains de maïs avec du "cal" (sorte de farine qui permet de décoller les peaux des grains) il fallait rincer le tout. Nous avons donné un rapide coup de main mais le froid nous a vite ramené vers la casa.
Pendant que les fèves cuisaient pour le diner, Miguel et Paulina ont moulu les grains de maïs préparés précédemment. Les tamales devaient etre prets le lendemain matin puisque le but était de les vendre au profit de leur église. Toujours motivées, nous avons donné un coup de main pour les relayer. Mais c'est un travail fastidieux et épuisant et nous nous fatiguions bien vite. A la fain, nous avons obtenu un grand seau de poudre/pate blanche, base du tamale.
Nous avons accueilli le diner avec joie (fèves grillées et tasse de thé).
Miguel et Paulina nous ont proposé de les accompagner pour porter le fruit de notre travail chez leur voisine qui allait terminer la préparation de ce met typique. Nous sommes donc partis tous les quatre, les enfants étant couchés, à la lumière de nos frontales... Et là, surprise, c'est au beau milieu d'une messe évangéliste que nous nous sommes retrouvées, ce qui nous a valu un bon fou rire forcément, mais dans notre barbe forcément! Mais au bout d'une heure et quart de sermont évangéliste, on riait moins...
A notre retour, nous avons du mettre en place un plan d'attaque et déployer notre arsenal anti-froid et anti-puces : on devait dormir dans une chambre sans vitre à la fenetre et sans joint entre le toit et les murs. Après avoir enfilé nos 18 épaisseurs, nous nous sommes enfournées dans nos duvets et nos couvertures. Au final, c'est pas le froid qui nous a empeché de dormir, mais plutot le concert des coqs et des chiens ainsi que la musique d'un voisin lointain qui paraissait bien trop proche.
Dimanche matin, nous avons eu droit au petit dèj traditionnel : tamale et lait avec farine de céréales...bof! Attirées par le soleil et le cadre dans lequel nous nous trouvions, nous sommes allées marcher un peu.
A notre retour, nous avons préparé le repas avec Christian, qui nous a bien aidé à allumer le feu... sans commentaire! Miguel nous a rejoint pour déjeuner. Puis nous avons repris notre travail de création : au final, nous avons réalisé 22 paires de boucles d'oreilles à nous deux. Certaines nous suivront jusqu'en France, d'autres sont restés à Manzanapata pour que Miguel les vende.
Nous sommes rentrées à San Jeronimo en combi après un départ difficile.
Nous avions l'impression d'avoir quitté la "ville" depuis longtemps alors que ca ne faisait que 2 jours! Nous étions bien satisfaites de notre week-end et bien crevées, mais sommes arrivées un peu trop tard pour la douche chaude, malheureusement! On a donc repris nos bonnes vieilles habitudes : sous l'eau glacée, détacher son corps de son esprit est la clé de la réussite!
Après une bonne nuit de récupération, nous avons entamé ce matin notre huitième et dernière semaine ici.
Petit-déjeuner dans notre casa (sans fenêtres...pour changer!)
Aujourd'hui, consultorio plutot calme, puis charla au bord de la lagune de Pacucha. Nous comptons bien profiter de chaque instant qu'il nous reste en Apurimac!
¡HASTA LUEGO!
PS : Notre article est enfin terminé...après 3 sessions de cyber-café dont 1 où on a TOUT perdu!
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Publié à 06:00, le 30/06/2008 dans Un fin de semana en Manzanapata, Andahuaylas Mots clefs : |
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Vendredi 27 Juin 2008
Ah ah! on ne vous avait pas habitués à tant d'absence... c'est pas qu'on ai eu une semaine de fou mais on a eu du mal à trouver un moment pour venir "blogger". Entre les problèmes stomacaux de So et le départ d'Elodie (une "despedida" ca se féte!!! et forcément, ca fatigue...) les siestes se sont accumulées à l'heure où nous venons blogger normalement (entre 17et 20h).
De suite pour ne pas vous faire languir et pour vous rassurer, Punkita est au top du top. Elle se la pète parmi les laitues du potager et quand on s'en va de la casa on prend soin de la monter au 4ème étage, au cas où un chien passe par là (on en vu un ou deux qui la reluquaient, on se mefie)... Mais la mignonne n'a que faire de nos précautions!!! Mardi midi à notre retour du cabinet, Punky a pris son "envol" du 4ème pour aller rejoindre les laitues 5m plus bas!!! Cette poule est encore plus barjotte que ses maitresses....
Mardi notre journée a été mitigée. Ag a géré le cabinet car So n'avait quasiment pas fermé l'oeil durant la nuit... brulures et crampes d'estomac difficiles à canaliser. Au réveil ca allait un peu mieux, mais c'était pas encore ca. Le jeun s'est donc imposé: un desayuno au smecta, un almuerzo au smecta et une cena au smecta!! Mardi soir, nous avons donc opté pour une soirée "cocooning" télé. La première depuis notre arrivée. On nous avait prété Madagascar en DVD et nous ne faisions une fete de retomber en enfance l'espace d'une heure et demi. C'était sans compter sur la qualité des DVDs peruanos! Le film a duré environ 20min et sautait à tous les chapitres. Après ce grand moment de télévision, nous n'avons pas baissé les bras! Un deuxième film qui ne nous disait trop rien mais qui au final s'est avéré sympa "Le comte de Monte Cristo" en espagnol sous titré espagnol. Parfait pour les progrès de toutes les téléspectatrices.
Comme vous l'aurez compris, l'aprés midi de mardi à la Aldea est passé à la trappe... Ag, solidaire jusqu'à l'extreme, s'est mise à se plaindre de l'estomac à son tour!! Plus suave que So, mais au final on a dormi 3 heures...
Mercredi, quand nous sommes arrivées à la Aldea le fauteuil ne marchait toujours pas. L'évacuation est en cours de réalisation mais on vous avoue qu'on ne sait meme pas si on va le voir en fonctionnement ce fauteuil!
Du coup, on est parti á l'assaut des casitas pour voir si des charlas étaient envisageables. Le problème étant que, l'après midi peu d'enfants sont sur place. On a réussi à en trouver une avec quatre fillettes et avons adapté notre discours à ce jeune public. Un peu timides au début, elles ont participé avec entrain au final.
Au milieu de l'Aldea il y a un jardin d'enfants et quand nous sommes passées devant c'était la récréation.
Nous nous sommes arretées pour profiter des enfants qui jouaient et avons rencontré la Directrice qui nous a embauchées directement pour faire une charla aux enfants. Au départ, on pensait passer dans chaque classe, mais les instit en ont décidé autrement et ont fait sortir tous les enfants dans la cour. Chacun avec sa chaise, ils étaient craquants. On avait jamais eu autant de public!
¡Tous sur la gringa!
Soirée, en l'honneur d'Elodie qui s'envolait pour Lima aujourd'hui vendredi. Sa despedida était réussie, elle avait préparé un petit jeu qui a fait participer tout le monde avec cadeaux à la clé.
Adios adios!!
Jeudi matin nous avons eu une petit matinée au consultorio et c'était tant mieux car on avait pas fait une grosse nuit. Pour le déjeuner, nous étions invitées à gouter le pastel de Papas de Giovana, la colloc de Patty. Après trois heures d'attente, il est enfin arrivé, en provenance directe du four d'un ami péruvien (elle n'avait pas de four assez grand pour le faire cuire!). Ce plat est une spécialité du coin ( Ah bon on s'en serait pas doutées....! à base de pommes de terre....) entre le gratin Dauphinois et la Tartiflette, c'était très bon.
Aujourd'hui vendredi journée classique. C'était le dernier vendredi de boulot pour nous. Vendredi prochain nous partons toute la journée dans une communauté pour une dernière charla... no pas en moto taxi bien qu'on sache les conduire!
Ce soir nous nous préparons pour notre week end à thème "al campo", "nuit glacée", "vive les puces et le moté"!!! Encore et toujours des tribulations à partager!!! En attendant on va diner....
Bon appetit
¡ HASTA LUEGO !
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Publié à 02:13, le 28/06/2008 dans Despues el descanso, Andahuaylas Mots clefs : |
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Lundi 23 Juin 2008 :
Avant toute chose, nous avons une triste nouvelle à vous annoncer : Sandro, le bébé guanaco de Marleni notre voisine, est mort samedi matin. Il a mangé de la graisse de poulet et s'est étouffé... Nous avons donc perdu la mascotte de notre blog, mais grâce à internet, Sandro aura eu droit à un peu de notoriété au cours de sa courte vie...
Vendredi soir, nous sommes allées profiter de l'aniversaire d'Andahuyalas : la plaza de Armas était pleine de vendeurs ambulants, de "comida" locale et d'artisanat.
Pour nous la fête a pris un sens tout particulier puisque nous y avons retrouvé Elodie que nous avions connue à notre arrivée ici et qui était partie depuis 3 semaines faire un petit tour dans le Pérou. Nous avons donc fêté nos retrouvailles et elle a pu nous donner ainsi quelques "tuyaux" pour notre départ qui approche. Et oui, depuis quelques jours, nous avons entamé la 2ème moitié de notre séjour au Pérou et dans 2 semaines nous quitterons Andahuaylas pour des contrées inconnues (malheureusement très connues des touristes du monde entier...).
Samedi nous avons profité du soleil pour aller partager un "ceviche" à "Sol y Mar" (maintenant que vous avez la recette, on attend vos impressions!!!) entre copains. Puis nous avons fait un bon tour à pied dans Andahuyalas histoire de profiter des petits marchés locaux et de l'ambiance bien tranquille de ce lendemain de fête. Nous avons enfin pu tester un nouveau moyen de transport, et envisageons très sérieusement de "customiser" nos vélos à notre retour. Pas con, non?
Avec les douches chaudes et l'apparition du téléphone, nous avons peu à peu des envies de luxe... et la journée de dimanche nous a permis d'en concrétiser une. Nous sommes allées déjeuner au "Puma de piedra", le restaurant le plus cher d'Andahuaylas que peu de péruviens peuvent s'offrir.
Pas de panique, nous n'avons pas fait des folies non plus : un plat moyen y coûte 16 à 18 soles soit un peu plus de 4 euros. Nous avons particulièrement apprécié le bon bifteck qui s'est présenté dans notre assiette... Mais si nous avons voulu passer du temps dans ce cadre de "gringos", c'était surtout pour profiter de la piscine. Et quel bonheur!!!! Nous avions oublié comme ça pouvait détendre de se retrouver dans l'eau. Et puis là pas de blague : l'eau était à 28 degrés, rien à voir donc avec nos expériences quotidiennes! Nous avons mème pu profiter d'un coin d'herbe ensoleillé pour tenter de faire des raccords de bronzage sur nos corps marqués, à la surprise des péruviens pour qui, même si au soleil il fait bien 30 degrés, gardent leurs pulls parce qu'ici... "c'est l'hiver".
Après une telle séance, c'est très détendues et reposées que nous sommes allées faire notre petit tour dominical au marché. Et mis à part les fruits et les légumes pour la semaine, les envies étaient diversifiées... Après quelques essayages, Delphine, Henrianne et Ag ont craqué pour des ponchos. So résiste encore mais ça ne va pas tarder... A quand l'achat de la jupe péruvienne qui arrondit les fesses?
"Je résiste pas..... j'attend le coup de foudre!!" So
La soirée de dimanche a été bien tranquille (comme quoi ça nous arrive aussi de ne pas sortir...) et s'est terminée autour d'une petite soupe "para matar el frio".
Aujourd'hui, un début de semaine sans grande originalité : consultorio le matin, orphelinat l'après-midi. Niveau boulot, on a connu des journées plus pleines mais c'est comme ça l'inconstance péruvienne, il faut faire avec!
Par contre la fin d'après-midi a été bien plus folklorique puisque nous avons engagé une nouvelle coloc pour la casa et par là même une nouvelle mascotte temporaire pour le blog. On vous la présente sans plus tarder : Punkita la gallina.
Et super photogénique en plus de ça!
Ne vous attachez pas trop (elle est vraiment trop craquante avec sa petite crête de punk... vous voyez les sentiments ça va très vite!), nous allons nous en séparer ce week-end puisqu'il s'agit en fait d'un futur cadeau pour Miguel et Paulina qui vont nous accueillir samedi et dimanche dans leur maison à Manzanapata.
Pour acquérir notre futur "regalo", nous avions mis tout le quartier sur le coup : "c'est simple on cherche une petite poule pour 10 soles" (2.50 euros) et ça a pas trainé. Une mamita du coin nous a proposé de venir voir ses poules aujourd'hui et là.... coup de foudre commun de nous deux pour cette petite brune à la crête bien découpée et aux yeux malins. Grâce aux conseils éclairés de notre gardien Antonio, Punkita s'apprète à passer sa première nuit à la casa dans une boîte en carton (nous on allait lui faire un enclos de "ouf" dans le jardin mais avec le froid, elle aurait pas tenu le choc). On vous donnera de ses nouvelles!
¡ HASTA LUEGO !
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Publié à 02:05, le 24/06/2008 dans Punkita, Andahuaylas Mots clefs : |
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Ca y est la technologie est arrivée jusqu'à nous...
Pour nous joindre si l'envie vous en prend ( la freebox peut vous ouvrir des horizons peruanos para nada.... gratis)
D'Europe composez le : 0051 83 42 19 01 RECTIFICATIF : 0051 83 42 18 01
Désolé mais le numéro a changé 4 fois en 3 jours, cette fois c'est sûr, on a essayé, et ça marche!!!!
Attention, pensez aux 7 heures de décalage : quand il est 19h chez vous, il est midi pour nous.
¡HASTA LUEGO!
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Publié à 06:11, le 21/06/2008 dans Llamada, llamada, llamada, Andahuaylas Mots clefs : |
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Vendredi 20 Juin 2008
Que d'aventures à vous raconter... ces deux jours ont été riches en émotions!!!
Pendant que les Toulousains profitent du RIO LOCO... SONDOR RAYMI nous a enchanté au Pérou! ici, c'est pas la musique Tzigane!! Pour vous mettre dans l'ambiance voilà un petit extrait:
http://www.youtube.com/watch?v=4Y8bmAjXug4&feature=related
Primero, on passe rapido sur la soirée "Jesus reviens" de Mardi: on a eu à fairè à de VRAIS évangelistes, c'est à dire qu'en gros après la prière commune en cercle mains jointes, ils sont allés au lit a 8h40... on a aperçu leurs ombres se laver les dents! Pour nous c'est ça la vrai religion LE BROSSAGE! mais nous respectons aussi les autres...
Mercredi matin au cabinet, nous étions à moitiè là à moitié absentes.... en pensant aux deux jours qui nous attendaient. nous avons fait notre travail et à 13h, avons embarqué dans un combi (le premier et le dernier des deux jours, car nous avons privilégié un autre moyen de transport plus à notre goût et moins cher...).
Une de nos patientes, Juana, nous avait proposé le gite pour la soirée de mercredi soir, histoire de nous éviter les allers-retours. Comment refuser une si gentille proposition et une nuit chez l'habitant? A notre arrivée, un almuerzo nous attendait. Nous avons complimenté notre hôte d'un MISKI LLENA (très bon en quechua) et sommes parties avec elle, chargées de tout ce qu'il faut pour faire la popotte sur le lieu des festivités.
En route les mamitas!
Bien intégrées dans la vie locale, mais toujours affublées de notre apparence de gringas, nous en avons profité pour monter à bord d'un coffre de 4*4 et les locaux nous ont suivies. Comme c'est agréable de voyager à l'air libre entourées de ces paysages maravillosos!
Nous sommes arrivées 30 minutes plus tard au collège d'Anccopaccha
prononcer "Anropatcha...
...et avons profité des derniers rayons de soleil pour aider Juana à lancer son "Caldo de Galina": bouillon de poule avec pâte et papas. Puis la nuit est tombée et a commencé le "concurso de belleza" (concours de beauté). Les participantes toutes vêtues de costumes traditionels, ont défilé chacunes leur tour et ont eu droit à leur lot de questions en quechua. On n'a pas tout compris, mais apparemment certaines semblaient avoir un bon sens de l'humour aux vues des rires qui éclataient dans le public.
Tous les lamas ne sont pas aussi dociles que Sandro
Sans rien comprendre, c'était quand même un peu long pour nous et le froid tombant, le cafecito a été bien apprécié.
Puis nous avons décidé de défier les péruviens au baby-foot "mini pelota", et les dentaires on vous a fait honneur (imaginez le niveau!).
Quan la musique a commencé, on s'est mélée aux peruanos, timides au début, pour tester les chorés locales... Seules gringas à bord, on a été vite remarquées. Quel bonheur de participer à cette fête inconnue des touristes!
Egales à nous même, nous avons enflammé le dance floor toute la soirée, jusu'à ce que notre petit Juana nous demande de rentrer. Il était quand même 3h du matin.... au départ peu motivées, il a suffit qu'on voit notre moyen de transport retour pour être survoltées (une fois de plus!). Miracle de la photo...
Après une nuit très courte et très froide...nous avons emergé à 8h pour prendre la route de Sondor. Avec le beau temps, et les tarifs proposés par les chauffeurs (et oui ça n'a pas que des bons côtés d'être une gringa ici!), nous avons décidé de partir à pied le long du lac.
Rien à regretter bien au contraire, au bout d'une heure nous sommes tombées sur le spectacle qui commençait.
Ca promet...
C'était magique, on se serait crues dans -Tintin et le Temple du Soleil- Verdad! Les costumes, la mise en scène, le décor, la musique et surtout les dialogues en quechua, tout était là!
Cette première partie du spectacle retraçait l'unification du peuple Chankas en vue de la guerre contre les Incas et l'avènement de leur chef OUSCCOUILCA.
Après cette mise-en-bouche, c'est vers les ruines de Sondor qu'il faut se diriger, et pour nous ce sera une fois de plus à dos de 4*4. Il s'en est fallu de peu pour qu'on nous colle un lama ENORME comme co-voyageur!
A Sondor, une ville entière s'était déplacée pour l'occasion à 3300m d'altitude. Ah ça, rien à voir avec notre première visite, où on avait le site pour nous!!! Show must go on.... le spectacle a repris sur les pyramides cette fois. Les Chankas se préparent alors à aller combattre les Incas à Cuzco. Sondor est un lieu sacré où ils invoquent le Dieu Condor pour gagner la bataille.
Nous avons donc eu droit au Vol Sacré du Condor!! Et nous comprenons à présent l'image majestueuse que cet oiseau véhicule. Ca n'a pas l'envergure d'un pigeon vous pouvez nous croire!
Dire que les Chankas mangeaient tous les jours avec cette vue!
Le spectacle a pris fin vers 15h et nous avons décidé de ne pas trop traîner vu la foule qui était présente. Attraper un moyen de locomotion le plus vite possible serait le mieux... sitôt dit, sitôt fait: la tête de gringa a encore fait son petit effet et le chauffeur de 4*4 ne s'est pas fait prier!
Quand nous avons posé le pied à San Jé, nous avons eu l'impression de revenir de très loin et de débarquer dans la civilisation. Nous étions épuisées, très sales mais ravies de notre retour au temps des Chankas. Il nous a semblé être parties 10 jours! Et là, elle ne pouvait pas tomber plus à pic: LA DOUCHE CHAUDE! Bon certes c'était tiède et rapide (il faut partager les denrées rares!), mais tellement agréable: la première depuis 47 jours! On se revoit encore, à Toulouse, le matin du 5 mai, profitant des dernières gouttes d'eau chaude, bien conscientes de ce qui nous attendait. Ah! on l'a bien méritée celle là.
Le bronzage.... no comment!
A 18h30, n'y tenant plus, on s'est accordé une petite sieste... allez 1h ça va nous requinquer. Résultat: 13h de sommeil au compteur, ça nous fait pas peur! Mais au moins ce matin pour aller travailler, on était en forme. Seul regret (on peut pas tout faire), on a loupé un concert hier soir à Andahuaylas.
La journée d'aujourd'hui nous a permis de nous remettre de ces deux jours de "locura", de faire une lessive, et de se laver les cheveux "cartonnés" de poussière... on ré-enchaîne ce soir avec la fête d'Andahuaylas, qui va durer deux jours. On est vraiment tombé dans La période festive de l'année!
Si vous voulez en savoir plus sur SONDOR RAYMI: http://www.muniandahuaylas.gob.pe/sondor_raymi_2008.html
¡PARALINCAMA! (si vous suivez le blog, vouz n'avez pas besoin de traduction)
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Publié à 01:26, le 21/06/2008 dans XIème Sondo Raymi, Andahuaylas Mots clefs : |
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Mardi 17 juin 2008
ON EST DES STARS!! On a découvert aujourd'hui sur la page d'accueil d'uniterre qu'on est le coup de coeur de la semaine... pour preuve cliquez sur: http://blog.uniterre.com/voyage.php
On en a pas cru nos écrans.... mais si si... maintenant on a une sacrée réputation à tenir!! (Merci aux découvreurs de talent!!)
La semaine a commencé sur les chapeaux de roue... la cabinet était "lleno" de mamitas et la prothèse avance bien. On est contente pour elles car au final ce qu'elles veulent c'est ça: retrouver un esthétique facial et pouvoir manger correctement. On touche au but avec certaines.
A partir de maintenant donc nous mangerons tous les midis a Andahuaylas puisque nos après-midis sont consacrées à la Aldea infantil qui se situe à l'opposé de San Jé. En citoyennes de la planète éveillées que nous sommes, nous éviterons donc de faire des allers-retours en voiture. Lundi, midi nous avons mangé avec Patty et Giovana au marché... une mamita s'est jointe à nous et a partagé notre repas.
Puis en route pour la Aldea, les chauffeurs de taxi ont essayé de nous la faire: 3,5 soles pour un kilomètre et demi de trajet... ils ont pas dû bien voir nos têtes de peruanas!
L'aldea Infantil est un orphelinat qui compte actuellement 70 pensionnaires de quelques mois à 17-18 ans. Ces enfants ne sont pas tous orphelins, certains ont des parents qui ne peuvent pas les garder. Ils peuvent recevoir des visites une fois par semaine.
Le centre est divisé en plusieurs petites casitas, dans chacune vivent 8 ou 10 enfants sous la responsabilité d'une Tia (Tante). Chaque casita compte des dortoirs, une cuisine, une salle de bain.... c'est une véritable maison qui, on imagine, donne des repères à l'enfant.
Le cabinet dentaire dans lequel nous travaillons est un peu plus sommaire que celui de Nydans. Le fauteuil n'a jamais servi... et on s'en est vite rendu compte quand pendant une extraction, les crachats sanglants de notre patiente se sont évacués dans la pièce!!! Les réparations sont prévues pour jeudi.
la salle de décontamination.... no comment
En attendant, on fait les détartrages et les extractions à la lampe frontale...
La journée d'hier s'est terminé autour d'une omelette aux petits légumes... et d'une rencontre avec Nieves qui nous a rappelé l'engagement que nous avions en ce lundi, pour ceux qui ont suivi: et oui, nous devions faire une charla dans un couvent pour les enfants. Cabezas de chorlito... on a toutes les deux oublié!! Tellement enthousiasmées par ce travail à la Aldea Infantil.
Ce matin comme tous les jours, nous avons quitté la casa à 8h30 et....
... croisé le troupeau quotidien...
... évalué l'avancement des travaux en cours...
(dallage de la chaussée)
.... longé la Plaza de Armas de San Jé qui n'a toujours pas révélé son
visage...
.... grimpé dans un combi à 0.80soles le trajet...
... sauté du combi Plaza Lamp de Oro, pour rejoindre le consultorio.
Et aujourd'hui rien d'original... à part le gratin de pâtes froid de ce midi qui sort du lot.
Sur le chemin de l'Aldea
Ce soir nous allons passer notre première soirée à thème "amusons nous avec des évangélistes américains!"... encore du lourd!
¡HASTA LUEGO!
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Publié à 12:24, le 18/06/2008 dans El golpe de corazon de la semana, Andahuaylas Mots clefs : |
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Dimanche 15 juin 2008 :
Vendredi matin, nous nous sommes levées en forme : la semaine touche à sa fin! (même si on peut pas se plaindre de nos semaines ici!). Nous avons bien avancé les travaux de prothèse en cours, mais les RIA à la bougie restent folklos!
Le midi, le propriétaire du cyber-café nous avait donné RV pour un déjeuner couleur locale : ¡Hoy Chicharrones! (porc cuisiné dans l'huile, muy rico!).
L'espece de liquide d'une couleur venue de l'espace c'est de l'INCA Cola... non c'est pas une blague, c'est la boisson préférée des peruanos
La douche solaire se dessinant un peu plus chaque jour, nous avons passé un peu de temps à observer sa construction qui repose sur des matériaux rustiques : bouteilles de bière, tuyaux d'arrosage, tubes en plastique, peinture noire... Bref vous pourriez presque en construire une chez vous. Ah on oubliait! Vous vous avez l'eau chaude!
Pour les curieux, cette caisse noire sera posée sur la cuve en plein soleil avec verre et couleur noire, l'eau dans les tuyaux va chauffer au moindre rayon... si si ça fonctionne.
Notre après-midi est consacrée à une première prise de contact avec l' "Aldea Infantile" (orphelinat d'Andahuaylas). A la base, nous pensions y donner une charla de prévention seulement, mais il s'est avéré qu'on a rencontré Jacqueline, la dentiste du centre qui n'est là que depuis 1 mois. Elle a simplement réalisé des odontogrammes (bilans) pour les 70 enfants, mais ne travaille qu'à mi-temps et manque de matériel. Elle nous a donc proposé une "collabo" pour les 3 semaines qu'il nous reste ici (...snif!...) pour les après-midis du lundi au jeudi. On a signé de suite, très enthousiastes par cette nouvelle "mission" et on commence dès lundi.
Début de WE oblige, la soirée de vendredi est placée sous le signe de la détente : pizzitita et karaoké, pour changer! Mais c'est bien efficace pour mettre un "terme" à une semaine de boulot.
Samedi matin, nous avons donné un petit coup de main pour la construction de la douche : c'est vraiment LE projet du moment à la casa, et vous allez voir, grâce à nous :-) elle prend forme! Au programme de cette matinée : mise en forme de la cabine en tôle ondulée et de la dalle cimentée servant de toit et de support à la cuve et aux tuyaux "solaires".
Tout le monde s'y met
Après les "efforts" et un petit tour par le marché, une séance "décrassage" s'est imposée.
Au final, nous avons déjeuné bien tard, à l'heure espagnole mais pas péruvienne: 15h environ, ce qui a surpris les ouvriers de la casa.
Pour profiter des derniers rayons de soleil, la petite promenade digestive est tombée à pic.
Surtout qu'au détour d'une petite ruelle, nous avons rencontré une mamita en plein travail de tejido. Nous avons pu passer du temps avec elle, à la regarder faire pour comprendre les "ficelles" de ce travail de patience. La señora s'est vite prêtée au jeu des photos. Elle nous a fait poser à ses côtés, et au final nous avons passé un super moment.
Samedi soir, une virée de plus au Maxx'oh... oú nous avons retrouvé Yonel, le frère de Nydans, dentiste lui aussi, qui s'est chargé de nous faire goûter la "cerveza" locale : 5% d'alccol donc plus "cargada" que par chez nous.
Ce matin, So est allée au marché avec une mamita Maria acheter de la laine pour qu'elle lui tisse un sac, pendant qu'Ag a prolongé un peu sa nuit, et a cuisiné une tarte aux pommes pour le déjeuner du Dia del papa. Notre voisine Marleni nous avait invité à partager le traditionnel Cuye avec sa famille et nous avions accepté de bon coeur.... ne sachant pas ce qui nous attendait! Nous avions juste assisté à la préparation des ingrédients :
Malheureusement pour nous la recette du jour est le "Cuye relleno al horno" : cochon d'inde farci aux tripes et rôti au four.... ça a du goût, mais ça a vraiment eu du mal à passer. On est repartie avec des nos "doggy-bags" sous le bras (on a dit qu'on avait pas faim mais qu'on allait les manger ce soir). A l'heure actuelle, ils sont à la poubelle! Falta de tolerancia! Heureusement, nos retrouvailles avec Sandro ont égayé ce repas. Petite précision, notre bien-aimé n'est pas un lama, mais un "guanaco" (autre espèce de camélidés mais plus fin et moins "hautain"), et tenez vous bien, il n'a coûté que 20 soles (5 euros) à ses propriétaires, attention on risque de ne pas revenir seules!
Estomac fragile de lendemain de soirée et tripes de cuyes, non ça ne fait pas bon ménage...
Heureusement, como siempre: il est là et il nous enchante....... ses yeux, sa bouche, son doux poil et sa petite voix.... nous font oublier le contenu de notre assiette. Dommage qu'il ne mange pas de cuye lui, on lui en aurait bien refilé!
Pour terminer ce dimanche de fête (besitos à Did' et JB les regalamos de una pequeña cancion), nous vous proposons une petite recette de cuisine locale. ¡Provecho!
http://www.youtube.com/watch?v=toipipg0As

Un effort de lecture....
¡HASTA LUEGO!
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Publié à 11:39, le 15/06/2008 dans Feliz Dia papa, Andahuaylas Mots clefs : |
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Jeudi 12 juin 2008
Héhéhé.... toujours pas d'electricité en rentrant à la maison, seules des européennes peuvent espérer que ce genre de miracle arrive ici! Nous avons donc passé la soirée de mardi à la chandelle, c'était très pittoresque comme vous pouvez l'imaginer. De plus, la pluie a fait un bref mais violent retour cette même soirée (ainsi qu'hier soir). On a eu droit à deux beaux orages comme on sait les faire par chez nous en été. Pourtant on peut pas dire que la journée ça soit la canicule bien pesante.
Mercredi matin, nous sommes parties enchantées et pleines d'entrain en vue de la journée qui nous attendait. Au cabinet ca roule bien, on en est à plus de 220 soins de caries au compteur et on commence à avoir nos habituées et nos petites préférées, comme en France! Sauf que par chez nous ce sont plutôt des préférés (on les met à rude épreuve nos novios, hein?!).
Les chaussures de montagnes sont donc de sortie car le sol est assez "gras". Autant vous mettre dans le bain, voilà l'état du sol du cabinet après une matinée de travail... les mamitas nous aident bien à salir et parfois à nettoyer!
Croyez-nous la réalité est bien plus accablante!
Sitôt sorties du cabinet, nous avons embarqué à bord d'un combi (genre de minibus, ultra riquiqui où même So est à l'étroit), direction la Laguna de Pacucha où nous avions RDV à 15h pour une charla. Nous avons décidé d'y aller par nos propres moyens, histoire de profiter un peu du cadre "maravilloso" qu'offre le petit village de Pacucha.
Sur la route.... talatalatalalala (Rafael te extranamos)
40 minutes après avoir quitté Andahuaylas, "¡BAJA!" (pour demander un arrêt au chaffeur) sur les rives du lac. Nous avons pris la direction du collège et avons rejoint un charnmant restaurant sur les berges. Perchées en haut de notre rotonde, seules clientes ( c'est pas la saison touristique ici), vue imprenable sur le lac et sur le ceviche (ou seviche ou cebiche, on s'y perd!), l'espace d'un déjeuner on s'est cru en vacances!! Cette fois, Ag a bien pris soin de mettre de côté le rocotto traditionel qui accompagne ce plat typiquement péruvien.
Des rencontres, toujours des rencontres....
Puis, nous avons regagné la Plaza de Armas de Pacucha où R & N nous attendaient afin d'aller délivrer la "bonne parole". Le groupe de mamitas de Pacucha est vraiment notre préféré. On ne sait pas si c'est parce que c'est elles qu'on a rencontrées en premier, mais l'attachement est certain. Teodora (prononcer Tiodora), Andrea, Mathilde, Irma, Hilda, Juana, Delia... On pense que c'est réciproque, car on est reparties les bras bien pleins de victuailles: 8kg (voire 10!) de papas, 8 quesos, 6 oeufs, du mote en quantité. Dans le combi du retour on semblait vraiment être "des locales"! On a, de plus, été invité à venir dormir chez elles la semaine prochaine à l'occasion de la fête de Pacucha, difficile de refuser tant d'hospitalité...
Mercredi, orage oblige.... la soirée cartes s'est vite imposée. A quatre, le kems était bien adapté. Ca a été un bon retour en arrière pour nous deux, environ 15 ans qu'on y avait pas joué (Si vous voulez vous faire peur: demandez vous, vous aussi, combien de temps ça fait?).
Ce matin, nous avons posé nos premières prothèses "made in Perù" et à la mode locale s'il vous plaît! L'homme de la situation était le gardien de la casa, Antonio, il est reparti ravi.
Après une petite charla deavant la casa, nous sommes parties à Andahuaylas en quête de chaussures pour Ag...
Ca n'était vraiment plus possible...
Au marché, elle a fini par trouver son bonheur. Pas trop dépaysant! Une paire de converse locale à 18 soles soit 4 euros: ça fait rêver, non?
Ca y est la casa a une adresse.... et bientôt un numéro de téléphone!!! On vous tient au courant...
A noter: nous quittons le Pérou le 28 juillet...........
¡ HASTA LUEGO !
Désolées pour la mise en page mais l'ordi ne veut rien savoir et le cyber ferme......
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Publié à 04:07, le 13/06/2008 dans Pacucha, aqui estamos, Andahuaylas Mots clefs : |
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Mardi 10 Juin 2008
Yep Yep !
Les deux derniers jours ont été plutôt calmes à Andahuaylas - Perù. Nous avons repris notre semaine tranquillement lundi matin au cabinet, après un réveil matinal à 6h30 au doux son du burin et du marteau.... ça met en forme, ça ça vous réveille un homme! L'après-midi, nous avons été rendre visite à la Soeur Regina dans un couvent à Talavera (village voisin d'Andahuaylas, mais à l'opposé de San Jé)... Géographiquement pour situer ceux que ça interesse ça donne à peu près ça:
LIMA (0m)
Talavera - Andahuaylas - San Jé
(2800m) (2900m) Cuzco (3500m)
http://www.panorama-peru.com/mapas/cuzco/Peru_sur_completo.jpg
Ici, quand les gens nous demande oú on vit et qu'on leur répond "à San Jé", on a droit à un " brrrouou, que frio!". Et oui San jé est le plus haut en altitude des trois pueblos (qui réunis forment une ville de 35 000 habitants), il a la réputation d'être le plus froid des trois. Quelle chance nous avons n'est ce pas!
Bref, effectivement hier après midi, nous avons réellement senti la différence de température alors qu'il n'y a que 100m de dénivelation entre les deux.
Nous avons passé une heure avec elle à parler de l'asso, (elle est l'ancienne trésorière) pour voir ce qu'éventuellement il pourrait se mettre en place après notre départ. Rien n'est vraiment sorti de cette discussion, mais on a pris RDV pour faire de la prévention un après-midi de la semaine prochaine. On est même invitée à déjeuner.
En rentrant nous nous sommes arrêtées à l'Aldea infantile (orphelinat), pour rencontrer la directrice.... qui était sortie. On repassera plus tard dans la semaine.
Le froid aidant, la fatigue s'est faite sentir tôt dans la soirée: Après une soupe chaude, on s'est mises bien au chaud dans nos lits et avons entamé des parties de Sudoku en tandem, à la frontale. C'est là qu'on aurait bien regardé un bon film à la télé... dans l'adversité, nos envies de confort européen nous rattrappent!!
Ce matin, après avoir gentiment demandé si les travaux pouvaient commencer un peu plus tard..... (POR FAVOR!), NON! nous n'avons pas eu droit au même réveil que la veille. La matinée a été bien pleine: 8h30 - 13h NON STOP... juste une pause cachito pour so!
Notre RDV dans un deuxième couvent en charge d'orphelines a échoué.... en semaine la plupart des jeunes filles ne sont pas disponibles et nous reviendrons donc un samedi après-midi. Oui, depuis que nous avons vu tous les groupes de laines de l'asso, il nous faut trouver un nouveau public!! Et on rame un peu pour commencer!
Du coup, ce temps libre a été mis à profit pour donner un coup de main à une équipe qui bosse d'arrache pied à la casa... pour notre plus grand bonheur! ON VOIT ENFIN LE BOUT DU TUYAU D'EAU FROIDE: La douche solaire est en bonne voie. Elle prend forme dans le jardin.
motivée, motivée....
En plein rêve, l'eau chaude c'est (peut-être) pour la fin de la semaine!
En fin d'après midi, nous avons été chercher Delphine, notre colloc, qui rentrait d'un week end prolongé à Ayacucho (entre Lima et Talavera). Elle nous a raconté son séjour autour d'une patisserie péruvienne et d'un chocolat chaud.
Nos petites voisines de rues ont trouvé une BD dont le personnage principal est une Agatha.... et lui ont offert.... on vous fait partager.
Si c'est pas mignon...
Pour clôturer cette journée, plus d'électricité à la casa.... on va donc passer une soirée aux chandelles entre filles.
¡HASTA LUEGO!
qu'est ce qu'on s'amuse....
Ca y est c'est décidé, on se lance dans l'exportation intensive de graisse de BOA.... le remède miracle contre tous les maux incurables jusque là! Pour ceux que ça interessent, on prend commande sur le blog.... n'hésitez pas on fait des prix de ouf.
Bautista le BOA est au taquet... on le nourrit pour vous guérir...
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Publié à 03:36, le 11/06/2008 dans la rutinita, Andahuaylas Mots clefs : |
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