Dimanche 18 Mai 2008
Ça y est, nous avons trouvé notre petit rythme de vie "a la peruana" : taxi choulo - trabajo consultorio - (bouillotte) pour dodo au chaud.
Comme tous les matins, hier, ça a été dur de sortir du lit. La nuit il fait très froid, on dort en polaire. Heureusement le soleil brille quand on se réveille... On se balade en tee-shirt ds les rues d'Andahuaylas et ds les communautés où on n'oublie pas la crème solaire parce qu'à 3000 mètres, ça tape!
On a noté que les jours raccourcissent doucement : la nuit tombe très rapidement vers 17h45. Mais le matin, les premiers rayons de soleil sont très matinaux et les péruviens sont des lèves-tôt : tous les jours, à 6h, certains se pointent à la casa pour commencer les travaux. En ce qui nous concerne, le réveil sonne à 7h30 et ça suffit.
Après les consultations de la matinée de vendredi qui s'est terminée par une extraction difficile, nous sommes parties pour Argama où un nouveau groupe de mamitas nous attendait. A ce propos, une parenthèse explicative s'impose pour rassasier votre curiosité. Non, nous ne faisons pas fuir les hommes (mais on se tient à l'écart, J & J, soyez rassurés...) mais l'asso Munay travaille avec des groupes de femmes dans les villages. Les groupes d'hommes ne sont pas encore constitués mais ça devrait venir. Cependant, la place des hommes ici est difficile à cerner : ils sont très machos, apparemment ils travaillent aussi ds les champs (mais on les y a pas beaucoup vu par rapport aux femmes) et ne sont pas du tout concernés par l'éducation de leurs enfants, si ce n'est pour qu'ils les aident aux champs. De plus, l'alcoolisme chronique masculin est apparemment un réel problème ds les campagnes. En ce qui nous concerne, il y a déjà énormément de travail avec les femmes (et leurs enfants) et on nous a demandé de les soigner en priorité.
Dépistage et prévention au soleil, les mamitas sont toujours très accueillantes, et nous offrent fromage et "mote" ( maïs bouilli) que nous acoomodons à notre sauce... En "regalo" et à notre insu, elles nous refilent aussi leurs puces : la douche, même gelée, s'impose donc à notre retour... C'est toujours aussi dur ; la bouillotte n'est donc pas un luxe ds le lit froid.
Premier et dernier samedi de travail au cabinet ; petite matinée qui s'achève par un pique-nique élaboré au soleil devant la casa. Mais le programme de notre après-midi est chargé (comme toujours ici).
Nous partons cabas à la main en taxi collectivo (1 sole pour 2 soit 0.25 centimes d'euro) direction el mercado. Aujourd'hui dimanche nous avons invité à déjeuner N & R, leur famille, nos colocs (Henrianne, Pierre et Olivier, 3 volontaires français qui vivent à la casa), le gardien Antonio, pour un repas français. Au menu : boeuf carottes (daube) et crêpes. Bien chargées et bien épuisées par nos courses, nous décidons de nous offrir une bebida locale : un jus de fruits bien frais qui nous fait fantasmer. Une fois la commande passée quelle ne fut pas notre déception quand la señora nous sert un jus de fruits calientito (tiède) : une soupe de fruits mixés chaude... HEERK! Ça a eut l'air de la surprendre que nous nous attendions à un jus frais. Ici, c'est l'hiver et même si on est en tee-shirt la journée, c'est pas la saison des rafraîchissements.
Samedi soir oblige, nous nous initions aux sorties locales : petit resto et sortie a la discoteca "el Max'xho". Musique couleur locale avec un groupe de salsa en live. Très bonne soirée, finalement pas si éloignée que ça de nos soirées toulousaines (petite pensée au passage pour les filles qui se reconnaitront).
"pisco sour" (pisco + oeuf + citron + sucre)
Ce matin, petite session internet au réveil. On espère que notre repas aura du succès, on vous tient au courant!
¡HASTA LUEGO!
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